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Musique classique et opéra par Classissima

Radu Lupu

jeudi 29 septembre 2016


Carnets sur sol

5 septembre

Saison 2015-2016 : bilan statistique et subjectif… et putti d'incarnat

Carnets sur sol Vous l'attendiez, vous n'en pouviez plus. Le voilà. Juillet a été riche, août fut mort ; il est temps de proposer un petit bilan autour des choses vues. D'abord, un retour sur les saisons précédentes. saison 2009-2010 (54 soirées), son bilan statistique , son bilan subjectif ; saison 2010-2011 (43 soirées), son bilan statistique , son bilan subjectif ; saison 2011-2012 (49 soirées), et ses bilans combinés . saison 2012-2013 (73 soirées) et ses bilans combinés . saison 2013-2014 (58 soirées) et ses bilans combinés saison 2014-2015 (69 soirées) et ses bilans combinés . saison 2015-2015 (101 soirées) et ses bilans ci-présent. Cette saison, en plus des statistiques, une grande remise de putti d'incarnat. Comme c'est devenu la tradition, le putto d'incarnat récompense une réalisation exceptionnelle dans le domaine des arts. Seule la rédaction de Carnets sur sol, réunie en collège extraordinaire, est habilitée à le décerner, ce qui garantit son attribution, complètement indépendante, aux meilleurs artistes de notre temps. Hautement respecté, il se matérialise par un putto de van Dyck (ou Lagrenée, selon les années), remis directement au lauréat sous forme d'un carré de pixels. C'est aussi et surtout l'occasion de mettre en valeur certains concerts ou certains interprètes qui sont restés un peu négligés par la presse ou l'exposition publique – mais ce paramètre n'entre pas en considération dans l'attribution des récompenses. (Le jury tient à souligner que ne sont nommés qu'un petit nombre parmi les plus marquants, les autres étant loin de faire figure tocards pour autant…) 1. Liste des spectacles vus Concerts, opéras, théâtre… En voici la liste, dans l'ordre de la saison. Beaucoup ont été commentés, et quelques-uns ont servi de présentation à une œuvre, un genre, une problématique transversale… les liens sont indiqués entre crochets et s'ouvrent dans une nouvelle fenêtre. Hors décompte : août 2015. N'ayant jusqu'ici jamais fait de concert en août, je ne les décompte pas dans la saison pour ne pas fausser les statistiques. a) Parc Floral – polyphonies et chansons – Voces8 [notule ] b) Parc Floral – Brahms, Premier Trio avec piano – Fouchenneret, Julien-Laferrière, H. Cartier-Bresson [notule ] c) Parc Floral – Gossec, Symphonie – Orchestre de Chambre Pelléas [notule ] d) Parc Floral – Beethoven, Concertos pour piano 3 & 5 – Orchestre de Chambre de Paris, F.-F. Guy Puis, de septembre à début juillet : 1. Philharmonie (PP) – Sibelius, Symphonie n°5 – Orchestre de Paris, Paavo Järvi [notule ] 2. Théâtre des Champs-Élysées (TCE) – Weber, Der Freischütz – Gens, Schukoff, Speer, NDR Hambourg, Hengelbrock 3. Maison de la Radio (MR) – Dutilleux, The Shadows of Time / Poulenc, Litanies – Maîtrise de RF, Philharmonique de RF, Mikko Franck 4. Studio 105 – Waed Bouhassoun dans ses propres compositions 5. 38 Riv' – Santiago de Murcia pour harpe et guitare 6. Cité de la Musique (CiMu) – Meisel, Berlin, Die Sinfonie der Großstadt en réduction – Philharmonique de Strasbourg, Strobel [notule ] 7. TCE – R. Strauss, Ariadne auf Naxos – Amber Wagner, Kaufmann, Opéra d'État de Bavière, K. Petrenko [notule ] 8. Gaveau – Monteverdi, L'Orfeo – van Elsacker, Lefilliâtre, van Achten, La Fenice, Tubéry [notule ] 9. PP – Stravinski et Bartók, L'Oiseau de feu et Le Mandarin merveilleux complets – London Symphony, Gergiev [notule ] 10. 38 Riv' – Visée et Dollé pour théorbe et gambe – Thibaut Roussel, Robin Pharo [notule ] 11. PP – Mahler, Symphonie n°3 – Jennifer Johnson, Orchestre de Cleveland, Welser-Möst [notule ] 12. Ménilmontant – Ibsen, John Gabriel Borkman – Compagnie du Tourtour, Claudine Gabay [notule -bilan sur le patrimoine et les lignes de force d'Ibsen] 13. Bastille – Schönberg, Moses und Aron – Castellucci, Graham-Hall, Mayer, Castellucci, Ph. Jordan [notule 1 ] [notule 2 ] 14. PP – Saint-Saëns, Symphonie n°3 – Gabetta, Orchestre de Paris, P. Järvi [notule ] [l'orgue ] 15. Studio 104 – Walton, Symphonie n°1 – D. Pascal, Orchestre Colonne, Petitgirard [notule ] 16. TCE – Britten, Sérénade pour ténor, cor et cordes – Staples, Orchestre de Chambre de Paris (OCP), Boyd [notule ] 17. Saint-Gervais – Motets de Charpentier – Ensemble Marguerite Louise, Gaétan Jarry 18. MR – Tchaïkovski, Symphonie n°1 – Ehnes, Orchestre National de France (ONF), Gardner [notule ] 19. PP – Mahler, Symphonie n°5 – Argerich, Orchestre du Festival de Lucerne, Nelsons [notule ] 20. CiMu – Bach, Motets et Cantates – Ensemble Pygmalion, Pichon 21. Cortot – Cœur : Guédron, Le Roy & friends – Lefilliâtre, Le Levreur, Goubioud, Mauillon, Le Poème Harmonique, Dumestre [notule ] 22. CNSM, salle d'orgue – Telemann, Saint-Saëns, G. Jacob… Hommage à Colette Lequien 23. PP – Clyne, création ; Tchaïkovski, Symphonie n°2 – Bavouzet, Orchestre National d'Île-de-France (dit ONDIF), Mazzola [notule ] 24. Invalides, Grand Salon – LULLY, airs d'Atys, Armide ; Charpentier, Stances du Cid – Madelin, Croux, Benos, Hyon… CNSM, Haïm 25. PP – Dvořák, Symphonie n°7 – Orchestre de Paris, Dohnányi 26. PP – Nono, Prometeo – SWR Freiburg Baden-Baden, Matilda Hofman, Metzmacher [notule , expérience] 27. Bastille – Berlioz [notule], La Damnation de Faust – Hermanis, Koch, Kaufmann, Terfel, Ph. Jordan [notule et huées] 28. PP – LULLY, Armide – M.-A. Henry, Wanroij, Chappuis, Auvity, Mauillon, Les Talens Lyriques, Rousset [notule ] 29. Cité des Arts – Hahn, Koechlin, Ravel, Emmanuel pour violon et piano – Moraly, R. David [notule ] 30. CNSM, salle d'orgue – Fauré, Vierne, Hakim pour orgue – Kumi Choi [notule ] 31. PP – Magnificat de Bach, Psaume et Cantate de Mendelssohn – Orchestre de Paris, Hengelbrock [notule ] 32. Vieux-Colombier – Goldoni, I Rusteghi – comédiens-français [notule ] 33. CNSM, salon Vinteuil – Marx, pièces pour quatuor avec piano – étudiants du CNSM [notule ] 34. MR – Scherzo de Suk, Concerto pour violoncelle n°1 révisé et Symphonie n°6 de Martinů – J. Moser, Philharmonique de Radio-France (OPRF), Hrůša [notule ] 35. MR – Haydn 103, Mozart concerto 23, Schubert n°5 – OPRF, Norrington [notule ] 36. MR – Tchaïkovski, Symphonie n°5 – ONF, Gatti [notule ] 37. MR – Dutilleux, Symphonie n°2, Métaboles… – OPRF, Kwamé Ryan [notule ] 38. TCE – Garayev, Thilloy, Debussy (Nocturnes), Poulenc (Les Biches) – Orchestre Lamoureux, Antoine Marguier [notule ] 39. PP – Hommage à Boulez – Damiens, Ensemble Intercontemporain, Orchestre de Paris, P. Järvi… [notule ] 40. PP – Bruckner, Symphonie n°5 – Orchestre de Paris, P. Järvi [notule ] 41. Billettes – Airs de cour baroques espagnols – Kusa, Egüez [notule ] 42. Opéra Royal – Godard, Dante – Gens, Montvidas, Radio de Munich, Schirmer [notule , présentation de l'œuvre] 43. PP – Bartók, Le Prince de bois – Orchestre de Paris, Zinman 44. PP – audition d'orgue : Bach, transcriptions, Widor 6… – Foccroulle, Lefebvre, Latry, Marshall 45. CNSM, salle Fleuret – Beethoven, Ouverture pour Coriolan – étudiants membres du BDE (Bureau des Étudiants) 46. TCE – Haendel, Rinaldo – Lezhneva, Gauvin, Fagioli, Wey, A. Wolf, Il Pomo d'Oro, Montanari [notule plus générale sur les erreurs de falsettistes et de diapasons] 47. PP – Verdi, Requiem – Grimaldi, Lemieux, Pirgu, Pertusi, Orchestre de Paris, Noseda 48. PP – Mendelssohn, symphonies 2 & 3 – RIAS Kammerchor, Chamber Orchestra of Europe, Nézet-Séguin [notule ] 49. PP – Mendelssohn, symphonies 1, 4 & 5 – Chamber Orchestra of Europe (COE), Nézet-Séguin [notule ] 50. Sainte-Élisabeth – Charpentier, motets pour le Port-Royal – Achille, Boudet, Le Vaisseau d'Or, Robidoux [notule ] 51. PP – Sibelius, Symphonie n°3 – Orchestre de Paris, P. Järvi [notule ] 52. PP – Bruckner, Symphonie n°9 – OPRF, Inbal [notule ] 53. MR – Soir de Fête de Chausson, Printemps de Debussy, Les Animaux modèles de Poulenc – Latry, ONF, Gabel [notule ] 54. MR – Lalo-Coquard, La Jacquerie – OPRF, Davin [notule ] 55. Studio 104 – Musique de chambre de Castillon, Saint-Saëns et Fauré – membres de l'ONF, Girod [notule ] 56. Théâtre de la Porte Saint-Martin – Massenet, Don César de Bazan – Revault d'Allonnes, Dumora, Sarragosse, Les Frivolités Parisiennes 57. TCE – airs et duos de LULLY, Charpentier, Rameau, Leclair – von Otter, Naouri, Le Concert d'Astrée, Haïm [notule ] 58. Châtelet – Sondheim, Passion – Ardant, E. Spyres, Dessay, K. McLaren, R. Silverman, Thantrey, A. Einhorn [notule ] 59. CiMu – Bource, The Artist – Hazanavicius, Brussels Philharmonic, Ernst Van Tiel [notule ] 60. CiMu – Symphonie en ut de Bizet, Concerto pour hautbois de R. Strauss – Leleux, COE, Pappano [notule ] 61. CNSM, salle Fleuret – Récital-spectacle Kosma – Vittoz, H. Deschamps, Fanyo, A. Bertrand, Woh, Worms… [notule ] 62. Musée d'Orsay – Pillois, et mélodies orientales de Saint-Saëns, Caplet, Delage, Stravinski… – Brahim-Djelloul, Garde Républicaine [notule ] 63. Hôtel de Soubise – Schubert 13, Ravel, Boutry – Quatuor Akilone [notule du concert] 64. Bastille – Wagner, Die Meistersinger – Herheim, Kleiter, Keitel, Spence, Jovanovich, Skovhus, Finley, Groissböck, Ph. Jordan [notule et les bizarres longueurs wagnériennes] 65. CNSM, salle Fleuret – « Notre Falstaff », d'après Nicolai notamment – Cordoliani, (jeunes) étudiants du CNSM, Molénat [notule sur la méthodologie] 66. PP – Sibelius, Symphonie n°4 – Bell, Orchestre de Paris, Paavo Järvi [notule sur la place du soliste] 67. CNSM, salle d'art lyrique – Transcriptions d'opéra pour un ou deux pianos à deux ou quatre mains – Classe d'Erika Guiomar (Lucie Seillet, Rémi Chaulet, Pierre Thibout, Nicolas Chevereau…) [notule ] 68. TCE – Persée de LULLY dans la révision de Dauvergne, Bury et Francœur en 1770 – Guilmette, Santon, Kalinine, C. Dubois, Vidal, Christoyannis, Teitgen, Le Concert Spirituel, Niquet [longue notule ] 69. CNSM, salle d'art lyrique – Liederabend Zemlinsky par la classe d'Anne Le Bozec – Madelin, Garnier, Feix, Spohn, Bunel, Benos, Boché, Worms, Spampanato… [notule ] 70. Lycée d'État Jean Zay, salon de réception – La Création de Haydn en français – Le Palais Royal, Sarcos [notule ] 71. Théâtre Trévise – Adam, Le Farfadet – Les Frivolités Parisiennes [notule ] 72. Ancien Conservatoire – La Création de Haydn en français – Bello, R. Mathieu, Tachdjian, Le Palais Royal, Sarcos [notule ] 73. PP – Grieg, Concerto pour piano ; Dvořák, Symphonie n°8 – Tonhalle de Zürich, Bringuier [notule autour de l'importance de la vue] 74. PP, salle de répétition – Beethoven, Symphonie n°7 pour nonette à vent – souffleurs de l'Orchestre de Paris [notule : éditions et la discographie] 75. 38 Riv' – Quatuors de Haensel, Auber et I. Pleyel – Quatuor Pleyel [notule sur les œuvres] 76. Palais Garnier – Ballets de Paulli, Sauguet et Damase – École de Danse de l'Opéra, Orchestre des Lauréats du CNSM 77. MR – Schumann, Symphonie n°3 – OPRF, Norrington 78. Église de Joinville-le-Pont – Autour d'Ariane : Haendel, Vivaldi, Marcello, Marais , Mouret , Benda – Lohmuller, Ensemble Zaïs, B. Babel [notule sur les œuvres] 79. Bastille – Rigoletto de Verdi – Guth, Peretyatko, Kasarova, Fabiano, Kelsey, Siwek, Luisotti [notule ] 80. MR – Beethoven, Symphonie n°2 – OPRF, Koopman 81. MR, studio 104 – Franck, chœurs ; Aboulker, Boule de Suif – Maîtrise de Radio-France 82. CiMu – Airs de Charpentier & co – Petibon, Amarillis, Cochard, H. Gaillard 83. TCE – Wagner, Tristan und Isolde – Audi, Nicholls, Breedt, Kerl, Polegato, Humes, ONF, Gatti [notule ] 84. Notre-Dame-de-Paris – Credo de MacMillan, Requiem de Fauré – Maîtrise de NDP, OCP, J. Nelson 85. CRR – Campra, L'Europe Galante – Étudiants en musique ancienne du CRR 86. CRR – Mélodies orchestrales de Marx, Concerto pour violoncelle de J. Williams – Orchestre des étudiants du CRR 87. PP – Concerto pour violoncelle n°2 de Dvořák, Symphonie Fantastique de Berlioz – G. Capuçon, Capitole de Toulouse, Sokhiev 88. Bastille – R. Strauss, Der Rosenkavalier – Wernicke, E. Morley, Kaune, Houtzeel, Demuro, Gantner, P. Rose, Ph. Jordan 89. TCE – Spontini, Olympie (version originale) – Gauvin, K. Aldrich, M. Vidal, Le Cercle de l'Harmonie, Rhorer 90. Cinéma Le Balzac – Busatto, The Black Pirate (sur le film d'A. Parker écrit par Fairbanks) – Busatto himself [notules ] 91. Notre-Dame-des-Blancs-Manteaux – Puccini, La Bohème – Galvez-Vallejo, Ut Cinquième 92. CNSM, salle d'art lyrique – Récital de fin d'études de Master 2 – pas du tout aimé, garde le nom secret pour ne pas nuire à la chanteuse [notule ] 93. Palais Garnier – Reimann, Lear – Bieito, Dasch, Merbeth, Alisch, A. Conrad, Skovhus, Luisi [notule ] 94. PP – Mahler, Symphonie n°3 – DeYoung, Orchestre de Paris, P. Järvi [notule ] 95. Palais Garnier – Adam & tripatouilleurs , Le Corsaire – Petipa-Sergueyev-A.M.Holmes, Rojo, Hernández, Corrales, Saruhashi, Orchestre Colonne [longue notule ] 96. CiMu – Cantates de Liszt et Gounod (sainte Cécile et saint François) – Deshayes, Barbeyrac, Sempey, OCP, Équilbey 97. Hôtel des Menus-Plaisirs – extraits d'Alcide de Marais & Louis Lully – chantres du CMBV, membres des CRR de Versailles et Cergy, van Rhijn 98. Cour de Guise (à Soubise) – Spanisches Liederspiel de Schumann, Neue Liebeslieder Waltzes de Brahms – Perbost, Zaïcik, P. García, Raschke, Ambroselli Brault, Williencourt 99. Cour de Guise – Quatuors avec piano, n°1 de Fauré et n°3 de Brahms – Trio Karénine, Sarah Chenaf 100. Cité Internationale des Arts – Programme Georges Migot (violon-piano, poèmes) – Couic Le Chevalier, Hosoya [lien ] 101. Cour de Guise – Quatuor n°8 de Beethoven, Quintette avec piano de Brahms – Akilone SQ , Williencourt C'est beaucoup, et pourtant quasiment que des très grandes soirées. 2. Commentaires manquants Grande résurrection inattendue d'une œuvre crue détruite dans l'incendie de l'Opéra-Comique, finalement partiellement retrouvée et tout à fait reconstruite, Don César de Bazan, composé tôt dans sa carrière (juste après Le Roi de Lahore, son premier) figure parmi les toutes dernières partitions inédites de Massenet pour l'opéra. La plupart de ce qui reste se résume à des œuvres légères de prime jeunesse ou à des œuvres inachevées et souvent perdues (La Coupe du Roi de Thulé sur le livret d'É. Blau et Gallet figure parmi les plus intriguantes). Des œuvres écrites après sa trentième année et non perdues, il n'y a plus guère que Bacchus qui n'ait pas été remonté (il me semble) et qu'Ariane et Panurge qui ne disposent pas d'enregistrement officiel. Le résultat s'est révélé remarquable : œuvre d'essence plutôt légère, mais dont la musique n'est nullement triviale, Bazan explore la vie supposée du personnage plaisant de Ruy Blas de Hugo ; la pièce de théâtre initiale (écrite près de 30 ans plus tôt par le futur librettiste de Massenet, en collaboration avec l'ancien directeur du Théâtre des Variétés) est commandée par le créateur du rôle chez Hugo qui voulait conserver son personnage tout en ayant le premier rôle. L'opéra de Massenet qui se fonde sur lui est une sorte de vaudeville (mais au contenu musical très développé et sérieux, comme un opéra comique) qui joue avec la mort (et se laisse quelquefois rattraper), débutant en beuverie, se constellant d'amitiés sincères, culminant avec une évasion, et finissant par faire du frippon le mari le plus soucieux des convenances (assez étonnant comment cet opéra au ton supposément canaille finit par laisser au transgresseur les clefs des convenances les plus bourgeoises), mettant à la porte le roi. Plaisant, vif, plein de séductions, et servi par une équipe musicale extraordinaire (en particulier Dumora et Sarragosse, et par-dessus tout l'orchestre des Frivolités Parisiennes, du grand premier choix !), une résurrection méritée dans les murs mêmes où le Don César en version parlée fut créé – Théâtre de la Porte Saint-Martin. Pas eu le loisir non plus de dire mon émerveillement devant le programme des danseurs de l'École de l'Opéra, et pas seulement à cause de l'enthousiasme et de la qualité des jeunes interprètes, d'une qualité d'expression rarement vue, pour ma part, chez leurs aînés. Trois ballets courts. La musique de Paulli est peut-être la pire chose que j'aie entendu… certes, il s'agit d'imiter une école de danse et la muzak qui y sévit, mais même un exercice d'harmonie de première année sonne mieux, on dirait que le but est de produire la plus mauvaise musique possible sans enfreindre aucune règle. À côté, Anna Bolena, c'est déroutant et tendu comme Pierrot Lunaire. Presque physiquement violent. En revanche, belle réussite pour Les Forains de Roland Petit, jolie histoire mélancolique sur une musique de Sauguet qui tire adroitement parti de l'univers du cirque, avec beaucoup de couleurs et d'assemblages un peu crus et très variés ; et surtout, surtout, l'éblouissement du Piège de lumière de John Taras, avec une musique lyrique du Damase des grands jours, nullement répétitif ou prévisible, osant des coloris sombres qui lui sont moins familiers, même dans les tourments de L'Héritière ou les trahisons de Colombe . L'argument du ballet est lui-même très inhabituel et assez prenant, pour une fois : des détenus d'un pénitencier s'échappent , et bien sûr de rayonnants épanchements.dans la forêt vierge. Pris par la soif, l'un d'eux voit des papillons s'ébattre autour de lui comme dans un délire. L'occasion de sacrés contrastes visuels et sonores, et une intrication de deux sujets incompatibles très réussie. Entendre le Rosenkavalier en salle a été une expérience extraordinaire : contrairement au disque, l'orchestre domine et la finesse de l'écriture, la récurrence des motifs frappent en pleine figure ; c'est toute la science de Wagner au service d'une expression guillerette, mais pas moins raffinée ni profonde. Une des expériences musicales les plus impressionnantes que j'aie faites, alors même que je ne suis (toujours) pas un gros client de l'œuvre au disque – chez le Strauss « conversationnel », j'aime davantage Intermezzo et surtout Arabella. Mais le Rosenkavalier, malgré son livret pas complètement bien proportionné, justifie sa haute réputation par l'ambition de sa musique, très impressionnante. (Par ailleurs, cette fois-ci, les qualités de détail de Philippe Jordan, audibles à la radio mais pas toujours en salle, étaient complètement perceptibles, ce qui ajoutait à l'impression d'extraordinaire.) En fin de saison, quelques grands moments d'émotion toute nue, avec de la musique de chambre interprétée avec chaleur (n°99 & 101) : entendre ces œuvres bien structurées s'épanouir dans l'acoustique sobre d'une cour d'hôtel, dans une atmosphère qui n'a pas du tout les pesanteurs de la saison officielle (où, surtout à Paris, le public vient souvent à l'adulation ou à la curée), et par de jeunes musiciens encore émerveillés de toucher à ces chefs-d'œuvre (quoique parfaitement aguerris), c'est la musique brute, au delà de toutes les questions accessoires. Dans certains cas, partition (discrètement) en main, pour profiter de tous les détails. L'impression de revenir à l'essentiel, d'une certaine façon. 3. Statistiques 3a. Statistiques : lieux fréquentés Septième saison francilienne, et cependant encore un assez respectable taux de renouvellement des salles : 101 soirées, 43 lieux, dont 15 nouveaux. Soit un tiers de lieux inédits (notés en gras). (Philharmonie 1 & 2 : 30) Philharmonie : 22 (MR total : 14) (Conservatoires total : 13) MR auditorium : 10 TCE : 10 (CNSM total : 9) (Opéra de Paris total : 8) CiMu : 7 Opéra Bastille : 5 (Soubise total : 4) Parc Floral : 4 -- CNSM (salle Fleuret) : 3 CNSM (Salle d'art lyrique) : 3 MR Studio 104 : 3 Palais Garnier : 3 Hôtel de Soubise (cour de Guise) : 3 38Riv' : 3 CNSM, salle d'orgue : 2 CRR Auditorium Landowski : 2 Cité Internationale des Arts : 2 Versailles (Opéra Royal) : 1 Musée d'Orsay : 1 Billettes : 1 Gaveau : 1 Salle Cortot : 1 Invalides (grand salon) : 1 Châtelet : 1 Hôtel de Soubise (salon) : 1 Hôtel des Menus-Plaisirs : 1 Salle des Concerts du Vieux Conservatoire : 1 Salle de répétition 1 de la Philharmonie : 1 CNSM, salon Vinteuil : 1 NDP, côté portail Ouest : 1 Saint-Gervais : 1 Notre-Dame des Bancs Manteaux : 1 Sainte-Élisabeth-du-Temple : 1 Église Saint-Charles de Joinville-le-Pont : 1 MR Studio 105 : 1 Théâtre de la Porte Saint-Martin : 1 Théâtre Trévise : 1 Vieux-Colombier : 1 Théâtre de Ménilmontant : 1 Cinéma Le Balzac : 1 Grand Salon du Lycée d'État Jean Zay : 1 Sans doute liée à la fermeture de théâtres lyrique comme l'Opéra-Comique et l'Athénée (et aussi à la programmation sympa, à l'effet de nouveauté, etc.), claire avance de la Philharmonie, et de Radio-France (gonflé par les places impossibles à revendre, précisons-le…). Présence significative des conversatoires, des Champs-Élysées, contre-performance de Versailles (malgré le très beau programme !), de l'Opéra de Paris, des Billettes (ce sera peut-être pire la saison prochaine vu le programme très italien-XVIIIe), du Musée d'Orsay (toute la bonne came est le midi en semaine, et c'est encore pire pour la saison à venir !). 3b. Statistiques : genres écoutés Pour la première fois, il me semble, l'opéra n'est pas en première place, grosse orgie symphonique. Belle proportion de musique de chambre aussi, ça manquait cruellement les années passées. Symphonique : 36 (dont baroque 2, classique 8, romantique 21, décadent 7, moderne 14, néo- 1, cœur XXe 3, contemporain 9) Opéra : 21 (dont 8 scéniques, 10 en concert – et les autres ? ; dont 10 en français, 7 en allemand, 4 en italien ; dont premier baroque 1, tragédie lyrique 5, seria 1, opéra comique 1, grand opéra 3, romantique 5, décadent 2, atonal 1, contemporain 1) Chambre : 18 (dont baroque 3, classique 2, romantique 7, décadent 2, moderne 6,contemporain 3 ; violon-piano 1, violon orgue 1, quatuor piano-cordes 1, quatuor 5, piano 5, nonette à vent 1) Lied & mélodie : 11 (dont airs espagnols 1, air de cour 2, mélodies françaises 2 ; avec ensemble 1, avec orchestre 4, en quatuor vocal 1) Musique vocale sacrée : 11 (dont baroque allemand 2, baroque français 2, classique 2, XIXe français 2, XIXe italien 1, XIXe allemand II, XXe 1, XXIe 1) Orgue : 6 (dont baroque 3, moderne 3, contemporain 1, improvisations 2) Récital d'opéra : 6 (tragédie lyrique 4, seria 1, diplôme 1) Improvisations : 5 Ballet : 4 (scénique 2, triple-bill 2, concert 2) Ciné-concert : 3 Théâtre : 4 (dont Ibsen 1) Chœurs profanes : 2 Spectacle musical : 4 Traditionnel : 2 Chanson : 2 Piano : 2 Jazz : 1 Pop : 1 Comédie musicale : 1 Vous noterez que les récitals vocaux sont à peu près exclusivement dévoués au lied, à la mélodie et à la tragédie en musique… Prendre en tranches les parties les moins intéressantes des opéras les plus rebattus, bof. Très peu de théâtre cette année, faute de temps vu la place occupée par les concerts… (et puis un seul Ibsen autre que Dukkehjem) Quelques titres supplémentaires cet été – Marivaux avec chants a cappella à la Comédie Nation, La Poupée sanglante d'après Gaston Leroux à la Huchette, également jubilatoires – mais ils entreront dans la statistique de la saison prochaine. 3c. Statistiques : époques musicales traditionnel : 2 XVIe1 : 1 XVIe2 : 3 XVIIe1 : 6 XVIIe2 : 14 XVIIIe1 : 16 XVIIIe2 : 14 XIXe1 : 23 XIXe2 : 47 XXe1 : 35 XXe2 : 18 XXIe : 17 En réalité plus représentatif de l'offre que de choix réels, mais il est certain qu'à la jointure du XIXe et du XXe siècles, les grandes machines orchestrales des symphonies et des opéras ont une réelle plus-value avec l'impact physique de la salle. Ce sont aussi des musiques complexes qui bénéficient d'une écoute attentive et d'un support visuel. Mais clairement, il y aurait plus d'offre en XVIIe, l'écart ne serait pas du tout le même. 3d. Statistiques : orchestres et ensembles 28 orchestres, dont 13 découvertes en salle, soit près de la moitié (notés en gras). Et beaucoup de grands noms ou de découvertes assez épatantes. Orchestre de Paris 11 (+ membres 1) Orchestre Philharmonique de Radio-France 9 Orchestre de l'Opéra de Paris 6 Orchestre National de France 4 (+ membres 1) Orchestre de chambre de Paris 4 Chamber Orchestra of Europe 3 Les Frivolités Parisiennes 2 Orchestre Colonne 2 Orchestre National d'Île-de-France LSO Radio de Munich Capitole de Toulouse Orchestre Philharmonique de Strasbourg Ut Cinquième Orchestre des Lauréats du CNSM Orchestre des Étudiants du CNSM Orchestre du Bureau des Étudiants du CNSM Orchestre des Jeunes du CRR Orchestre Lamoureux Brussels Philharmonic Tonhalle Zürich Elbphilharmonie de la NDR de Hambourg Le Palais-Royal Orchestre du Festival de Lucerne Orchestre Symphonique de Cleveland Opéra de Munich (Bayerisches Staatsorchester) SWR Freiburg Baden-Baden Orchestre de chambre Pelléas Arrêt des Putti d'incarnat Meilleur orchestre de la saison, sont nommés : Brussels Philharmonic (The Artist de Bource), Tonhalle de Zürich (concerto pour piano de Grieg), Orchestre de Paris (Sibelius 3,4,5), Orchestre National d'Île-de-France (Tchaïkovski 2, Clyne), Les Frivolités Parisiennes (Le Farfadet, Don César de Bazan), Chamber Orchestra of Europe (Symphonies de Mendelssohn et Bizet), Opéra de Paris (Rosenkavalier). ♥♥ Attribué à : Orchestre National d'Île-de-France. Pas le plus virtuose malgré de superbes cordes graves (la petite harmonie est clairement en deçà des standards des grands orchestres), mais à chaque fois une intensité hors du commun et l'exaltation palpable des musiciens. N'a pas de prix. [notule ] ♥ Dauphin : Les Frivolités Parisiennes. Quelle divine surprise, avec de ce qui devrait théoriquement être un orchestre de cacheton (ou de professionnels passionnés mais de seconde zone), de rencontrer un orchestre d'une précision remarquable, et de dotés de timbres personnels et chaleureux, un vrai son français au meilleur sens du terme, franc, doté d'un grain très physique, et sans les défauts d'approximation ou de laideur qu'on y associe souvent. [notule ] De même, un assez grand nombre d'ensemble sur instruments anciens (et 8 sur 14 étaient des premières écoutes en salle) : Les Talens Lyriques Le Cercle de l'Harmonie Le Concert Spirituel Le Concert d'Astrée Ensemble baroque du CNSM Ensemble Pygmalion Ensemble La Fenice Il Pomo d'Oro Ensemble Zaïs Ensemble Pulcinella Ensemble Marguerite Louise Le Vaisseau d'or Étudiants de Versailles et Cergy autour de Marie van Rhijn Orchestre issu du département de musique ancienne du CRR de Paris Arrêt des Putti d'incarnat Meilleur ensemble sur instruments anciens de la saison, sont nommés : Les Talens Lyriques (Armide de LULLY), Le Cercle de l'Harmonie (Olympie de Spontini), La Fenice (Orfeo de Monteverdi), Ensemble baroque du CNSM (récital LULLY dirigé par Emmanuelle Haïm), Ensemble Zaïs (autour d'Ariane), Il Pomo d'Oro (Rinaldo de Haendel), Ensemble Pulcinella (récital Magiciennes de Petibon), Ensemble Marguerite Louise (motets de Charpentier) ♥♥ Attribué à : La Fenice. La variété des couleurs d'ensemble est formidable, mais c'est plus encore la présence individuelle de chaque interprète qui impressionne (à commencer par le cornetiste-chef, la violoniste-soprano, ou le théorbiste-baryton Nicolas Achten). En plus, une vision assez renouvelée et cohérente d'un bijou rabâché – L'Orfeo. [notule ] ♥ Dauphin : Ensemble baroque du CNSM. Quel sens du style ! Il Pomo d'Oro dans le seria, à la fois virevoltant et sans tropisme pour les effets extérieurs, ou bien la finesse du continuo de l'Ensemble Zaïs méritaient les plus beaux éloges. Enfin, deux ensembles spécialistes en musique contemporaine : Ensemble Intercontemporain (hommage à Boulez) Ensemble Recherche (participant au Prometeo de Nono) 3e. Statistiques : chœurs 22 formations, dont 10 nouvelles. Chœur ONP x5 Chœur OP x4 Maîtrise de Radio-France x2 Chœur RF x2 Maîtrise OP Maîtrise NDP Radio Flamande Radio Bavaroise WDR Köln NDR Chor Chœur Lamoureux Accentus Frivolités Parisiennes Le Palais-Royal Chœur ad hoc Châtelet Sondheim Pygmalion Concert Spirituel Le Vaisseau d'or RIAS Kammerchor Schola Heidelberg Chœur de chambre de Namur Voces8 Voces8 est un peu à part, étant un ensemble à 8 (extraordinaire collectivement, individuellement, stylistiquement…). Une référence aussi bien pour les Motets de Bach que pour les transcriptions de standards de jazz. Arrêt des Putti d'incarnat Meilleur chœur de la saison, sont nommés : Chœur de l'Orchestre de Paris (Requiem de Verdi), Maîtrise de Radio-France (Litanies de Poulenc, Chœurs de Franck), Chœur du Palais-Royal (La Création de Haydn en français), Chœur féminin du Vaisseau d'or (Messe du Port-Royal de Charpentier) Chœur de l'Orchestre de Paris ♥♥ Attribué à : Chœur de l'Orchestre de Paris. [notule ] ♥ Dauphin : Maîtrise de Radio-France. 3f. Statistiques : chefs 64 chefs d'orchestre, dont 37 entendus pour la première fois en salle (et un certain nombre tout simplement découverts dans l'absolu). Chefs multi-fréquentés Paavo Järvi x7 (OP) Philippe Jordan x4 (Opéra de Paris) Emmanuelle Haïm x2 (Ensemble baroque du CNSM, Concert d'Astrée) Daniele Gatti x2 (ONF) Roger Norrington x2 (OPRF) Thomas Hengelbrock x2 (NDR Hambourg, OP) Jean-Philippe Sarcos x2 (fondateur Palais Royal) Avec orchestres franciliens Fabio Luisi (Opéra de Paris) Nicola Luisotti (Opéra de Paris) Christoph von Dohnányi (OP) Gianandrea Noseda (OP) David Zinman (OP) Edward Gardner (ONF) Fabien Gabel (ONF ; ancien assistant de Zinman) Mikko Franck (OPRF) Eliahu Inbal (OPRF) Ton Koopman (OPRF) Patrick Davin (OPRF) Jakub Hrůša (OPRF) Kwamé Ryan (OPRF) Andy Einhorn (OPRF dans Sondheim) Douglas Boyd (OCP) John Nelson (OCP) Laurence Équilbey (OCP) François-Frédéric Guy (OCP) Enrique Mazzola (ONDIF) Guillermo García Calvo (Lauréats du CNSM dans Sauguet et Damase) Xavier Delette (Orchestres des Jeunes du CRR) Marion Ladrette (Orchestres des Jeunes du CRR) François Boulanger (Garde Républicaine) Matthias Pintscher (EIC) Laurent Petitgirard (Colonne) Gavin Sutherland (Colonne) Antoine Marguier (Lamoureux) Mathieu Romano (Frivolités Parisiennes – Bazan) Nicolas Simon (Frivolités Parisiennes – Farfadet) Benjamin Levy (fondateur orchestre de chambre Pelléas ; ancien assistant de Zinman) chefs du BDÉ du CNSM Romain Dumas (Ut Cinquième) Avec orchestres invités Frank Strobel (Philharmonique de Strasbourg) Tugan Sokhiev (Toulouse) Ernst Van Tiel (Brussels Philharmonic) Yannick Nézet-Séguin (COE) Antonio Pappano (COE) Valery Gergiev (LSO) Ingo Metzmacher (SWR Baden-Baden Freiburg) Matilda Hofman (SWR Baden-Baden Freiburg) Andris Nelsons (Lucerne) Lionel Bringuier (Tonhalle Zürich) Ulf Schirmer (Radio de Munich) Kirill Petrenko (Opéra de Munich) Franz Welser-Möst (Cleveland) Putti d'incarnat Meilleur chef d'orchestre, sont nommés : Paavo Järvi (Sibelius 5, Bruckner 5), Philippe Jordan (Rosenkavalier), Roger Norrington (Haydn), Christoph von Dohnányi (Dvořák 7), Gianandrea Noseda (Requiem de Verdi), David Zinman (Le Prince de bois de Bartók), Edward Gardner (Tchaïkovski 1), Eliahu Inbal (Bruckner 9), Ton Koopman (Beethoven 2), Jakub Hrůša (Martinů 6 & Premier Concerto pour violoncelle), Kwamé Ryan (Métaboles), Enrique Mazzola (Tchaïkovski 2), Frank Strobel (Berlin de Meisel), Yannick Nézet-Séguin (Intégrale Mendelssohn), Antonio Pappano (Symphonie en ut de Bizet), Valery Gergiev (L'Oiseau de feu de Stravinski), Mikko Franck (Poulenc, Dutilleux). ♥♥ Attribué à : Honnêtement, pas possible de choisir entre les structures de Järvi, le détail poétique de Jordan, le tranchant de Dohnányi, l'élan de Noseda et Zinman, l'intensité d'Inbal et Gardner, le goût parfait de Koopman… Mais puisqu'il faut bien en distinguer quelques-uns, alors ce seront Mazzola, Koopman, Järvi et Inbal. Et Gardner, et Dóhnanyi, et Jordan, et Strobel… Stop, stop, c'est reparti ! Avec ensembles sur instruments anciens Emmanuelle Haïm x2 (Ensemble baroque du CNSM, Concert d'Astrée) Jean Tubéry Hervé Niquet Christophe Rousset Vincent Dumestre Jérémie Rhorer Raphaël Pichon Gaétan Jarry (Ensemble Marguerite Louise) Héloïse Gaillard (Pulcinella) Marie van Rhijn (Étudiants de Versailles et Cergy) Sébastien Marq (Département Musique Ancienne CRR Paris) Stefano Montanari (chef invité par Il Pomo d'Oro) Martin Robidoux (fondateur Vaisseau d'Or) Meilleur chef d'ensemble spécialiste, sont nommés : Vincent Dumestre (Guédron & Friends), Jean Tubéry (L'Orfeo), Emmanuelle Haïm (LULLY avec le CNSM, surtout pas avec son ensemble !), Héloïse Gaillard & Violaine Cochard (Pulcinella), Marie van Rhijn (Alcide de Marais), Sébastien Marq (L'Europe galante), Stefano Montanari (Rinaldo). ♥♥ Attribué à : Vincent Dumestre toujours à la pointe des meilleurs arrangements dans l'air de cour du début du XVIIe siècle. ♥ Dauphine : Emmanuelle Haïm pour son travail avec les étudiants du CNSM dans LULLY (le récital du même répertoireavec son ensemble sentait au contraire la routine et le peu d'entrain…). 3g. Statistiques : metteurs en scène & chorégraphes Wernicke, Bieito, Guth, Herheim, Hermanis, Castellucci, les metteurs en scène les plus en vogue se sont succédés dans ma saison scénique (pourtant limitée en nombre). Dominique Pasquet (Les Sincères de Marivaux) Jean-Louis Benoît (I Quattro Rusteghi de Goldoni) Alvis Hermanis (La Damnation de Faust de Berlioz-Nerval-Gandonnière) Claus Guth (Rigoletto de Verdi & Piave) Pascal Neyron (Le Farfadet d'Adam & Planard) Anna-Marie Holmes (chorégraphie pour Le Corsaire d'Adam, d'après celle de Sergueïev – d'après celle de Petipa) August Bournonville (chorégraphie pour Conservatoire de Holger-Simon Paulli) Stefan Herheim (Die Meistersiner von Nürnberg de Wagner) Claudine Gabay (John Gabriel Borkman d'Ibsen) Damien Bigourdan (Don César de Bazan de Massenet & d'Ennery, Dumanoir, Chantepie) Herbert Wernicke (Der Rosenkavalier de R. Strauss & Hofmannsthal) Romeo Castellucci (Moses und Aron de Schönberg) John Taras (chorégraphie pour Piège de lumière de Damase) Roland Petit (chorégraphie pour Les Forains de Sauguet) Calixto Bieito (Lear de Reimann & Henneberg-Zimmer) Fanny Ardant (Passion de Sondheim & Lapine) Éric Chantelauze (La Poupée sanglante de Didier Bailly & Jérôme Chantelauze) Je ne compte pas les mises en espace de circonstance (Kosma et Notre Falstaff au CNSM, L'Europe Galante au CRR, Alcide aux Menus-Plaisirs, ni La Favola d'Orfeo par Tubéry à Gaveau, remarquablement suggestive d'ailleurs, avec ses musiciens chantants qui se lèvent ou apparaissent dans les loges !). Chacun assez conforme à ses habitudes : Hermanis un peu perdu par ses propres concepts (potentiellement stimulants, mais tellement déconnectés de la scène), Guth dans un bon jour pas trop hardi (le double de Rigoletto ne dit pas grand'chose, en revanche le carton mobile est très beau et renvoie efficacement les voix), Herheim dans l'univers où il excelle (niveaux de lecture multiples, beauté plastique, lisibilité et direction d'acteurs permanente, même chez ceux qui se taisent), Castellucci plaisant visuellement sans chercher à construire un récit, Wernicke que je n'avais jamais vu aussi subtil (malgré les reprises en son absence, gestuelle très précise et riche)… chacun a fait ce qu'on attendait de lui. Seul Bieito m'a paru décevant eu égard à ses standards : peu d'usage de la profondeur de scène, personnages peu caractérisés, ensemble plutôt statique, et un peu comme la musique, grande uniformité des aspects visuels gris. Dans le genre sombre, très loin de la réussite de son Wozzeck magnétique, par exemple. En revanche, beaucoup de choses très impressionnantes dans les petites salles : la finesse des dialogues se prolonge dans de délicats intermèdes musicaux a cappella chez Dominique Pasquet (nouveau collectif Les Sincères), la place laissée par Jean-Louis Benoît à la verve des meilleurs acteurs comiques du Français (Hecq, Raffaelli…), la vie apportée à un petit opéra comique par Pascal Neyron, l'adroite scénographie avec des moyens limités chez Damien Bigourdan, et l'inventivité épatante de cette fresque racontée à trois acteurs dans la Poupée de Chantelauze… autant de régals. S'il fallait faire ici aussi une remise de prix, ce serait par la force des choses Herheim (virtuose au dernier degré) voire Wernicke (dans un ouvrage plus facile à servir, mais fin et plastique à la fois, c'est toujours un enchantement. Mais, avec les moyens très limités (ne serait-ce que l'espace de 10m², sans décor), sans doute encore plus impressionné par la justesse de Pasquet et l'inventivité débridée de Chantelauze. Pour la chorégraphie, musique, sujet, chorégraphie (et même qualité des danseurs), tout plaide pour Piège de lumière, une des grandes musiques de Damase, pas du tout une pièce de circonstance aux ressorts un peu répétitifs (comme ses concertos par exemple), mais au contraire un univers riche et généreux, de plus extrêmement avenant pour tout public (sorte de Poulenc lyricisé). Sur un argument à la fois original et propice aux épanchements féeriques. 3h. Statistiques : instrumentistes Autre nouvelle catégorie. Où l'on recense tous les solistes entendus et distingue quelques chambristes particulièrement remarquables. Pianistes : ► François-Frédéric Guy (Beethoven 3 & 5), Lars Vogt (Brahms 2, puis Mozart), Denis Pascal (dans le Burleske de R. Strauss), Jean-Efflam Bavouzet (Rachmaninov 2), Romain David (Koechlin), Emmanuel Ax (Beethoven 2), Momo Kodama (Mozart 23), Maroussia Gentet (Dutilleux), Pierre Thibout (Tannhäuser), Nicolas Chevereau (Thaïs), Radu Lupu (Beethoven 3), Jean-Yves Thibaudet (Grieg). → Hors solistes internationaux : Pierre Thibout et Nicolas Chevereau (par accompagnateur régulier de L'Oiseleur des Longchamps) se produisaient comme élèves de la classe de direction de chant d'Erika Guiomar. Violonistes : ► Simon Ehnes (Britten), Stéphanie Moraly (Koechlin), Julian Rachlin (Prokofiev 2), Francesca Borrani (tutti Mendelssohn), Gil Shaham (Brahms), Joshua Bell (Tchaïkovski), Émeline Concé (Boutry, Ravel), Fanny Robilliard (Brahms, Quatuor avec piano n°3). → Hors solistes internationaux : Francesca Borrani est violon solo à l'Orchestre de Chambre d'Europe (COE), Émeline Concé est le premier violon du Quatuor Akilone (et aussi chef d'attaque des seconds violons à l'Orchestre Lamoureux), Fanny Robilliard est membre du Trio Karénine (avec piano), et occasionnellement de Musica Antiqua Köln et de l'ensemble baroque du Philharmonique de Berlin. Altistes : ► Beaucoup d'excellents entendus (chefs de pupitre au Philharmonique de Radio-France pour Dutilleux, ou à la Tonhalle de Zürich pour Dvořák…), mais réellement mis en valeur, et de toute façon la plus passionnante, Sarah Chenaf (du Quatuor Zaïde) emporte la palme. Violoncellistes : ► Johannes Moser (Martinů 1 révisé), Sol Gabetta (Saint-Saëns 1), Gautier Capuçon (Dvořák 2). Flûtistes : ► Philippe Bernold (Mozart harpe), Emmanuel Pahud (Widmann), Vincent Lucas (Nielsen), Clara Andrada de la Calle (Bizet, Symphonie). → Hors solistes internationaux : Vincent Lucas est solo à l'Orchestre Paris (venu jouer le concerto de Nielsen), Clara Andrada de la Calle est solo à l'Orchestre de Chambre d'Europe. Ondiste : ► Thomas Bloch (dans Thilloy). Pour beaucoup d'entre eux – sauf Capuçon (entendu dans la même œuvre il y a un peu plus de quinze ans !), Lupu (il y a un peu plus de dix ans), Shaham (idem) et Concé (trois fois rien que cette année !) –, c'était la première fois que je les entendais en salle. Et à présent, les distinctions : Putti d'incarnat Meilleur pianiste de la saison, sont nommés : Emmanuel Ax (Beethoven 2), Romain David (Koechlin), Pierre Thibout (Tannhäuser), Nicolas Chevereau (Thaïs), Radu Lupu (Beethoven 3), Jean-Yves Thibaudet (Grieg). ♥♥ Attribué à : Pierre Thibout. « Rien qu'en plaquant les accords simples de la marche des pèlerins de Tannhäuser, on entendait la causalité de chaque accord, chacun pourvu d'un relief extraordinaire… on entendait Wagner composer ! » [notule ] ♥ Dauphin : Romain David. « il est facile d'être un peu décontenancé et mécanique dans les contrepoints du Koechlin, par exemple, mais ici on sentait au contraire (et plus encore lorsqu'on a l'habitude de l'écouter, le lire ou le jouer) un soin apporté à chaque section. Pas de camouflage à la pédale au piano, pas de régularité négligente, au contraire chaque phrasé semble avoir été patiemment pensé. » [notule ] ♥ … au demeurant très impressionné par la présence sonore d'Emmanuel Ax, dans une œuvre que j'ai longtemps crue (à tort, je l'admets) mineure. Meilleur violoniste de la saison, sont nommés : Simon Ehnes (Britten), Stéphanie Moraly (Koechlin), Francesca Borrani (violon solo du COE, tutti Mendelssohn), Émeline Concé (Boutry, Ravel), Fanny Robilliard (Brahms, Quatuor avec piano n°3). ♥♥ Attribué à : Stéphanie Moraly. « malgré l'acoustique très précise et impitoyable, une interprétation d'une précision extraordinaire (même chez les très bons, une telle justesse d'intonation chez un violoniste, sur un programme aussi long et technique, est rarissime) et travaillée dans ses moindres recoins [...] Stéphanie Moraly présentait très brièvement chaque pièce avec chaleur, aisance, un sens de l'anecdote, [...] un ton très direct [...] et une très jolie voix, souple et mélodieuse. » [notule ] ♥ Dauphine : Émeline Concé. « Le Quatuor Akilone s'exprime par un beau truchement : un son franc, bien étagé, physique, brillant mais sans rondeurs inutiles. Dans Ravel, on a l'impression de revenir aux sources d'un goût français du sans façons, loin des fondus d'orchestre et des épaisseurs confortables. Et, surtout : elles savent phraser ! La moindre articulation du discours est amenée avec naturel, et dans une pièce aussi souvent jouée et enregistrée, elles se frayent un chemin personnel sans le moindre effet appuyé. De la musique en barre, émouvante avant d'être (très) impressionnante. » [notules ] ♥ … et je n'ai jamais vu konzertmeisterin aussi ardente et communicative que Borrani, ni soliste aussi aisé et musical (dans l'assommante choucroute virtuosissime et amélodique de Britten) qu'Ehnes, on aurait pu prolonger la distribution. Meilleur altiste de la saison : Louise Desjardins (Quatuor Akilone) dans le Huitième Quatuor de Beethoven, Sarah Chenaf (Quatuor Zaïde) dans le Troisième Quatuor avec piano de Brahms, Jean-Baptiste Brunier (alto solo de l'OPRF) dans la Seconde Symphonie de Dutilleux. ♥♥ Attribué à : Sarah Chenaf (membre du Quatuor Zaïde, également primé à Bordeaux). Impressionné par sa présence exceptionnelle dans des pièces de musique de chambre (Troisième Quatuor avec piano de Brahms, en particulier) où elle devrait être cachée milieu de l'harmonie, et où elle fait primer chaque détail avec un charisme rare dans ces parties. Meilleur violoncelliste de la saison, sont nommés, sont nommés : Johannes Moser (Martinů 1 révisé), Sol Gabetta (Saint-Saëns 1). ♥♥ Attribué à : Johannes Moser. « … bien que complètement de dos, le son parvenait sans effort, parfaitement timbré (pas du tout ce côté élimé et râpeux fréquent dans le violoncelle concertant, sans être du gros son pour autant)… le tout culminant dans une sarabande de Bach (Première Suite), murmurée mais timbrée comme à pleine puissance, osant même les diminutions dans les reprises. Il pourrait paraître un excellent violoncelliste parmi d'autres, mais dans la salle, on s'aperçoit vraiment qu'il s'agit d'un interprète particulièrement exceptionnel. » [notule ] ♥ Dauphine : Sol Gabetta. En salle, le son un peu poussé ou geignard qu'on entend en retransmission disparaît complètement, et se projette glorieusement, avec assez bon goût d'ailleurs – même si l'on demeure très loin, tout de même, de la classe intersidérale et inaccessible de Moser. Meilleur flûtiste de la saison, sont nommés : ♥♥ Attribué à : Clara Andrada de la Calle. « meilleure flûte solo [du COE] de tous les temps : comment est-il possible de timbrer aussi rondement (et d'exprimer aussi bien) sur ce petit tube dont les plus grands tirent souvent des sons lourdement empreints de souffle ! » [notule ] 3i. Statistiques : chanteurs Comme chaque année, beaucoup d'interprètes exceptionnels dont je ne peux pas forcément parler à chaque fois… Voici leurs noms. Légende : ¶ Formidable comme d'habitude ¶ Opinion améliorée par rapport à une précédente expérience ¶ Première audition en salle Sopranos : ♪ Agathe Boudet (Port-Royal), ♪ Cécile Madelin (Sangaride, Zemlinsky), ♪ Cécile Achille (Port-Royal), ♪ Marie Perbost (Spanisches Liederspiel), ♪ Julia Lezhneva (Almirena), ♪ Marie-Adeline Henry (Armide), ♪ Michaela Kaune (Werdenberg), ♪ Erika Grimaldi (Requiem de Verdi), ♪ Amber Wagner (Ariadne). Mezzo-sopranos : ♪ Eva Zaïcik (Rosina, Spanisches Liederspiel), ♪ Niina Keitel (Lene), ♪ Stephanie Houtzeel (Octavian), ♪ Jennifer Johnson (Mahler 3). Contre-ténors, falsettistes : ♪ Bruno Le Levreur (Guédron), ♪ Paul-Antoine Benos (Cid, Zemlinsky) Ténors : ♪ Paul Belmonte ? / Alexandre Cerveux ? (Alcide – divergence entre les programmes !) ♪ Pablo García (Spanisches Liederspiel), ♪ Oliver Vincent (Voces8), ♪ Serge Goubioud (Guédron), ♪ Kevin Connors (Tanzmeister dans Ariadne), ♪ Jean-Noël Teyssier (Bastien dans Le Farfadet) ♪ Mathias Vidal (Persée, Cassandre), ♪ Fabien Hyon (Atys), ♪ Andrew Staples (Serenade de Britten), ♪ Francesco Demuro (le chanteur italien), ♪ Michael Fabiano (Duca di Mantova), ♪ Saimir Pirgu (Requiem de Verdi), ♪ Jonas Kaufmann (Bacchus, Damnation de Faust), ♪ Brandon Jovanovich (Stolzing), ♪ John Graham-Hall (Aron). Barytons : ♪ Marc Mauillon (Guédron, La Haine), ♪ Nicolas Achten (berger de l'Orfeo), ♪ Andreas Wolf (Argante), ♪ Christian Immler, ♪ Jean-Baptiste Dumora (César de Bazan), ♪ Steven Humes (Marke), ♪ Gerald Finley (Sachs), ♪ Thomas Johannes Mayer (Moses). Basses : ♪ Dingle Yandell (Voces8), ♪ Jean-Claude Sarragosse (Premier Ministre dans Bazan), ♪ Yorck Felix Speer (Cuno), ♪ Günther Groissböck (Pogner), ♪ Peter Rose (Ochs). … les voilà réunis pour une petite remise de prix. Putti d'incarnat Meilleur soprano (léger) de la saison, sont nommées : Agathe Boudet (Port-Royal), Cécile Madelin (Sangaride, Zemlinsky), Marie Perbost (Spanisches Liederspiel), Julia Lezhneva (Almirena). ♥♥ Attribué à : Cécile Madelin. ♥ Dauphine : Marie Perbost. Meilleur soprano (grand format) de la saison, sont nommées : Véronique Gens (Béatrix, Marie), Marie-Adeline Henry (Armide), Michaela Kaune (Werdenberg), Amber Wagner (Ariadne). ♥♥ Attribué à : Véronique Gens. ♥ Dauphines : Amber Wagner, Marie-Adeline Henry. Meilleur mezzo-soprano de la saison, sont nommées : Eva Zaïcik (Rosina, Spanisches Liederspiel), Niina Keitel (Lene), Stephanie Houtzeel (Octavian), Jennifer Johnson (Mahler 3). ♥♥ Attribué à : Eva Zaïcik. ♥ Dauphine : Jennifer Johnson. Meilleur falsettiste de la saison : ♥♥ Attribué à : Paul-Antoine Benos (Cid, Zemlinsky). ♥ Dauphin : Bruno Le Levreur (Guédron). Meilleur ténor (léger) de la saison, sont nommés : Oliver Vincent (Voces8), Serge Goubioud (Guédron), Mathias Vidal (Persée, Cassandre), Fabien Hyon (Atys), Andrew Staples (Serenade de Britten) ♥♥ Attribué à : Mathias Vidal (pour Persée en particulier). ♥ Dauphin : Andrew Staples. Meilleur ténor (grand format) de la saison, sont nommés : Saimir Pirgu (Requiem de Verdi), Michael Fabiano (Duca di Mantova), Jonas Kaufmann (Bacchus, Damnation de Faust), Brandon Jovanovich (Stolzing), John Graham-Hall (Aron). ♥♥ Attribué à : Saimir Pirgu. ♥ Dauphin : Brandon Jovanovich. Meilleur baryton (lyrique) de la saison, sont nommés : Marc Mauillon (Guédron, La Haine), Nicolas Achten (berger de l'Orfeo), Andreas Wolf (Argante), Jean-Baptiste Dumora (César de Bazan). ♥♥ Attribué à : Marc Mauillon. ♥ Dauphins : Andreas Wolf. Meilleur baryton-basse de la saison, sont nommés : Steven Humes (Marke), Gerald Finley (Sachs), Thomas Johannes Mayer (Moses). ♥♥ Attribué à : Steven Humes. ♥ Dauphin : Gerald Finley. Meilleure basse chantante de la saison : ♥♥ Attribué à : Dingle Yandell (Voces8). Meilleure basse noble de la saison, sont nommés : Jean-Claude Sarragosse (Premier Ministre dans Bazan), Yorck Felix Speer (Cuno), Günther Groissböck (Pogner), Peter Rose (Ochs). ♥♥ Attribué à : Yorck Felix Speer. ♥ Dauphin : Günther Groissböck. Je devrais faire la même chose pour les danseurs de ballet, mais j'en ai finalement peu vu, et surtout aimé les petits jeunes de l'Opéra (dans Les Forains de Petit et Piège de lumière de Taras), et l'English National Ballet (Rojo forever)… 4. Ressenti Que souligner, hors l'extrême variété et surabondance de l'offre, très loin d'être épuisée par ce tour d'horizon qui ne reflète que ma pratique personnelle de l'année, le concert n'étant même pas mon premier poste en dépense de temps… Toujours énormément de concerts gratuits (notamment dans les conservatoires, les églises…), originaux, et de haute volée… on peut se faire une saison complète à l'œil, sans rien rogner sur la qualité. Certes, on ne verra pas les orchestres internationaux ni les solistes à la mode, et le niveau individuel de virtuosité sera peut-être (pas systématiquement, loin s'en faut !) moindre. Mais ce sera grand tout de même – car Paris est généreuse. Alors, peut-être souligner la présence de quelques (beaucoup de) superbes raretés, comme les airs de cour de Guédron, le Berlin de Meisel, la Première Symphonie de Walton (symphonie de l'année ?), la Sonate avec violon de Koechlin, etc. Remarqué une fois de plus que le répertoire symphonique français, qui m'exalte tellement au disque, me touche moins fort au concert, à cause de sa forme moins discursive (plus rhapsodique, ou du moins plus contemplative) que les grands monuments germaniques équivalents. Chausson (Soir de fête) et Debussy (Printemps) en l'occurrence, face à Bruckner – que je n'aurais pas dit du même tonnel… La grande surprise des productions lyriques ne provenait pas de Bru Zane cette saison (contrairement au Cinq-Mars fulgurant de Gounod, possiblement son meilleur opéra) : il me semble que la politique de la maison se tourne de plus en plus vers la documentation de ce qui avait du succès au XIXe (David, Joncières…) plus que de ce qui peut marquer notre propre époque. Travail précieux de musicologie et d'historiographie, mais moins stimulant pour le mélomane : Dante de Godard et La Jacquerie Lalo & Coquard n'étaient pas dépourvus de qualités ponctuelles, mais leur inégalité et la faiblesse extrême de leurs livrets expliquent très bien qu'ils n'aient pas été repris au delà de leur propre période. Patrie ! de Paladilhe, La Dame de Monsoreau de Salvayre ou Hernani de Hirchmann, pour se limiter à des titres souvent cités en ces pages (pour le reste, il y en a quelques tombereaux là ). Côté opéra, le grand coup fut frappé, dans le secteur même d'activité de Bru Zane, par Les Frivolités Parisiennes, remarquable compagnie qui emploie les plus fins musiciens (ainsi que d'excellents chefs, chanteurs et metteurs en scène) dans des productions scéniques complètes ; bien que peu subventionnée, elle se produit dans d'adorables théâtres (cette saison, Trévise et Porte Saint-Martin…) avec une qualité de finition épatante et des tarifs très abordables. Pour de l'opéra de veine comique, nul besoin de se forcer à écouter pour la vingtième fois le Barbier de Séville à 50 mètres des chanteurs pour 150€, on a ce qu'il vous faut. Don César de Bazan de Massenet, qu'on avait cru perdu, se révèle, sinon le chef-d'œuvre de son auteur (l'ensemble reste sur un ton en général aimable plus qu'audacieux), une œuvre d'une cohérence et d'une séduction assez imparables. L'année Louis XIV n'a pas permis au CMBV de proposer des explorations majeures en tragédie en musique (plutôt centré cette année sur les célébrations religieuses, programme au demeurant très intéressant.). Cette année, la nouveauté majeure en tragédie lyrique fut le Persée de LULLY dans sa révision massive à un siècle de distance (1682-1770) par Dauvergne, Bury & Francœur, à l'occasion du mariage de Marie-Antoinette ; une partition très différente , très surprenante, mais pas sans charme, grisante par endroit, qui a cependant mis en fureur ceux (je ne dénonce personne ) qui espéraient entendre du LULLY et ont récolté de la déclamation post-gluckiste (malgré la date, ça tire déjà pas mal vers Gossec et Méhul, étrangement) avec des ariettes et des fusées orchestrales post-ramistes. Seule découverte réellement désappointante, Garayev et Thilloy dans un concert coloré d'horizons (Nocturnes de Debussy, Pulcinella de Stravinski, Les Biches de Poulenc) de l'Orchestre Lamoureux (en très petite forme) ; le premier d'un orientalisme insipide, quoique pas déplaisant ; le second, tiré d'une musique de film, brille au concert par une vacuité qui ferait passer les Glassworks pour L'Art de la Fugue après duplications en miroir. Je ne reviens pas sur ma souffrance Migot, récemment partagée avec force jérémiades hyperboliques. Trois soirées auront probablement marqué mon expérience de mélomane et de spectateur : la Deuxième Symphonie de Tchaïkovski par Mazzola, le Rosenkavalier par Wernicke & Jordan, le Berlin de Meisel (dans un arrangement sans cordes) par Strobel et avec projection du film – mais la musique est sublime sans, malgré son caractère figuratif. Des sommets comme on n'en croise pas souvent, même à l'échelle de la démentielle offre francilienne. Et puis quantité de spectacles extraordinaires pour une raison ou une autre (œuvres, interprètes, ambiance générale), et qui n'entraient pas forcément dans l'une ou l'autre catégorie des récompenses : la Poupée sanglante, Armide par Rousset, Walton 1 par Colionne, Sibelius 5 par Järvi, Bruckner 5 par Järvi, Mahler 3 par Järvi, Bazan, Koechlin par Moraly & R. David, Brahms et Fauré par le Trio Karénine + S. Chenaf, Guédron & Friends, Liederpiel à Soubise, récital LULLY au CNSM, Sérénade de Britten par Staples, Shadows of Time couplées avec les Litanies de Poulenc, Dvořák 7 par Dohnányi, Tchaïkovski 1 par Gardner, Requiem de Verdi par Noseda, Meistersinger par Herheim & Jordan, Akilone SQ dans Beethoven 8, Akilone SQ dans Ravel & Boutry, Bruckner 9 par Inbal, Transcriptions des futurs chefs de chant du CNSM, Les Sincères de Marivaux avec intermèdes a cappella, le Farfadet d'Adam à Trévise, le Persée de 1770, The Artist de Bource en concert, I Rusteghi par les comédiens-français, les quatuors avec piano de Marx, Voces8, Piège de lumière de Damase, hommage à Boulez, extraits des Ariane de Marais et de Mouret, Martinů par Hrůša, Beethoven 2 par Koopman… À peu près tout le reste était peut-être un peu moins excessivement génial, mais quand même tout à fait épatant (très bien choisi sans doute, mais au sein d'une offre qui permet de faire 100 concerts épatants tout en ratant beaucoup d'autres grandes soirées…) : Olympie de Spontini, intégrale Mendelssohn du COE, Franck par la Maîtrise de Radio-France, Quatuors de Haensel-Auber-Pleyel, Sibelius 3 par Järvi, Sibelius 4 par Järvi, Dollé-Visée, Trio avec piano 1 de Brahms avec Cartier-Bresson, L'Orfeo par Tubéry, inauguration de l'orgue de la Philharmonie, cantates de Liszt et Gounod, COE & Pappano, airs de cour espagnols, la Création de Haydn en français, le Prince de Bois par Zinman, Rinaldo par Il Pomo d'Oro, concert Dutilleux par Ryan, l'Oiseau de feu par Gergiev, Credo de MacMillan, le Corsaire avec Tamara Rojo, Rigoletto par Guth-Luisotti, Les Animaux Modèles (et Printemps !), le Concerto de Grieg par la Tonhalle, le Freischütz par Hengelbrock… Dans les semi-réussites, peut-être Schubert 5 par Norrington (joué de façon aussi haydnienne, exalte surtout la simplicité et les répétitions), Bach et Mendelssohn par l'Orchestre de Paris (problème de style malgré Hengelbrock, ça ne se fait pas en une nuit), le Tristan d'Audi (musicalement superbe, mais visuellement bâclé un à point qui m'avait presque agacé), Mahler 3 par Cleveland (problème basique de gestion de la tension des phrasés tuilés), Petibon donc

Le blog d'Olivier Bellamy

11 mai

Geoffroy Couteau, forgé aux élévations (FAE)

Esprit clair, yeux rieurs et spontanés, doigts souples et mains solidement charpentées, coeur vaillant, Geoffroy Couteau est tombé dans la potion magique brahmsienne quand il était petit. Sans amoindrir sa mélancolie, sans effacer la nostalgie, il rend au “jeune aigle” célébré par Schumann cet idéal au front pur qu’on a eu tendance à oublier derrière la barbe, le ventre et la bière. Voici son programme : Madeleines : Schubert Quintette D956 Casals Stern Schneider Katims Tortelier Brahms trio opus 8 Suk Starker Katchen Brahms Gestillte sehnsucht opus 91 Kathleen Ferrier Extraits : Bach cantate BWV 127 : 3 Aria “die Seele ruht in Jesu Händen” Philippe Herreweghe harmonia Mundi Collegium Vocal Gent Beethoven quatuor opus 132 Artemis molto adagio Schubert Goerne Haefliger Nahe des Geliebten Decca Schumann Humoreske Lupu




Le journal de papageno

26 mars

Un hiver avec Schubert (et avec Olivier Bellamy)

Un hiver avec Schubert, c'est le titre d'un livre d'Olivier Bellamy, publié récemment chez Buchet Chastel, qui regroupe une quarantaine de texte courts, comme autant d'articles d'un dictionaire amoureux et savamment désordonné de Schubert. C'est là l'oeuvre d'un mélomane et non d'un musicologue: abandonnant toute prétention à l'exhaustivité, l'auteur a toute liberté pour nous raconter son Schubert, pour oser des rapprochements, des comparairons littéraires, des divaguations musicales et métaphysiques. Pour notre plus grand bonheur ! Au fil des pages, Olivier Bellamy nous brosse un portrait de son compositeur favori, pour lequel il a une admiration sans borne mais aussi une grande affection. Schubert, sa précocité, le rôle du lied allemand dans son oeuvre, ses tentatives d'opéra, sa solitude et ses nombreux amis, son admiration pour Beethoven, sa lettre restée sans réponse à Goethe, rien d'essentiel n'est laissé de côté. Les oeuvres les plus importantes sont évoquées (symhonies, sonates pour piano, quatuors à cordes, lieder bien sûr), et de nombreuses autres moins connues également. Avec enthousiasme et sans nous ennuyer par son érudition, l'auteur réussit à créer un vrai sentiment de proximité, d'intimité avec le compositeur viennois, surtout pour les lectrices qui serait déjà familières de sa musique (ce qui est certainement le cas des lectrices du Journal de Papageno, tellement cultivées et raffinées). Le style est très libre aussi, avec des envolées lyriques (comme les passages sur le Temps ou la Mort) et du langage plus familier parfois (à dessein, semble-t-il, et peut-être pour évoquer le côté terrestre et bon vivant du divin Schubert). Le tout se lit avec grand plaisir, sauf peut-être les anecdotes ayant un côté people (“nous en discutions justement à Prague autour d'un verre de vin rouge avec Radu Lupu et Noël Mamère...”) qui m'ont un peu agacé. En somme, la conversation d'Olivier Bellamy est celle de l'ami mélomane et cultivé qui anime le dîner par sa verve et sa passion communicative, et saute du coq à l'âne en passant d'une anecdote comique à des propos soudains profonds et quasi poétiques.Voilà un bon petit livre à mettre entre toutes les mains, pour ceux et celles qui souhaiteraint en savoir plus sur Schubert sans de cogner l'indigeste pavé de Brigitte Massin. Et qui pourrait très bien se lire sur la plage cet été, en dépit de son titre. En voici un extrait pour conclure ce billet:Qu'est-ce que la musique ? C'est une pensée, dit le compositeur. C'est une construction, dit un autre compositeur. C'est une suite d'équations, dit le mathématicien. C'est l'art de combiner les sons, dit le musicologue. C'est une émotion, dit timidement l'amateur. C'est une révélation, dit le poète. C'est le langage de l'âme, dit l'écrivain. C'est une friponne, peste le philosophe, agacé d'être distancé avec plus de force et de charme. C'est un miracle divin, dit le prêtre. C'est ma vie, dit le musicien. C'est mon gagne-pain, dit un autre musicien. C'est ... commence l'indécis. C'est ! Tranche l'homme d'esprit. C'EST QUOI ? demande le sourd. Tous s'accordent sur le fait qu'il s'agit d'un mystère.

Carnets sur sol

28 février

Mars et avril au concert – sélection et conseils

Suite à des demandes de plus en plus pressantes, voici la sélection de nos facétieux lutins pour les deux mois à venir. (Avec, nécessairement, des ajouts de dernière minute pour des concerts plus confidentiels.) Tiré de ma sélection personnelle, je n'ai pas retiré les codes (les couleurs déclinant la certitude de ma venue et les nécessités de vente). J'attire notamment votre attention sur les jeunes quatuors Hanson et Akilone, tout à fait exceptionnels , qui méritent le déplacement. Une réalité assez récurrente pour le quatuor : les jeunes ensembles sont souvent plus intéressants, moins assis dans les certitudes de leur style personnel ; beaucoup plus de prises de risque, beaucoup plus d'engagement que les grands quatuors (célèbres à juste titre, mais qui, en s'institutionnalisant, perdent un peu de cette fougue). Immanquable, bien sûr, la re-création mondiale de Don César de Bazan de Massenet (Théâtre de la Porte Saint-Martin, le 13 mars), d'après le personnage de Ruy Blas. Avec Jean-Baptiste Dumora , Sabine Revault d'Allonnes, Jean-Claude Sarragosse ! Pour les jeunes, il y a même des places de première catégorie bradées sur BilletReduc. Je suis aussi assez curieux de ce fonds de cantiques finno-suédois du XVIe siècle (salle Cortot, le 29 mars). Autrement, vous trouverez des transcriptions de Beethoven pour octuor à vent (Philharmonie, le 17 avril – Tarkmann est grand), du Damase (1 , 2 , 3 ) par l'École de danse (Palais Garnier, le 18 avril), Caplet à Notre-Dame (le 26 avril) ! À cela s'ajoute un peu de théâtre américain (Albee à l'Œuvre, T. Williams à la Colline) qu'on n'a pas si souvent l'occasion de voir en nos contrées. Et toujours quelques places pas à chères (et bien placées, expérience oblige) à vendre (celles qui sont en rouge). Directement sur ZePass ou par courriel (colonne de gauche). mar. 01 mars (( bastille meistersinger NDP palestrina monteverdi bach haendel mendelssohn mer. 02 mars PP sibelius 3, nielsen flûte, beeth ccto 3, OP p.järvi jeu. 03 mars **** PP sibelius 3, nielsen flûte, beeth ccto 3, OP p.järvi AV **** PP sibelius 3 lupu järvi bastille trovatore MR chosta 5 hindemith visione liszt brceau / muti ONF ven. 04 mars )) bastille barbiere ****PP bruck 9 widmann flûte / inbal OPRF (pahud) sam. 05 mars 16h st grmain musiques sacrées esp boterf CNSM lyon bastille meistersinger MR chosta 5 hindemith visione liszt brceau / muti ONF soubise ctre-sjets haendel bach telemann sonates cctos Programme Georg Friedrich Haendel (1685 – 1759) Trio Sonata en sol majeur, HWV 399 Allegro A tempo ordinario Allegro, non presto Passacaille Gigue (Presto) Menuet (Allegro moderato) Georg Philipp Telemann (1681 – 1767) Double concerto pour flûte à bec, viole de gambe et orchestre en la mineur, TWV 52:a1 Grave Allegro Dolce Allegro Entracte Johann Sebastian Bach (1685 – 1750) Concerto pour clavecin et orchestre en la majeur, BWV 1055 Allegro Larghetto Allegro ma non tanto Georg Philipp Telemann (1681 – 1767) Double concerto pour flûte à bec, traverso et orchestre en mi mineur, TWV 52:e1 Largo Allegro Largo dim. 06 mars 17h st éloi musiques sacrées esp boterf CNSM lyon bastille trovatore colonne 16h trios ac cor/durand/brahms lun. 07 mars (Semaine 10) (( garnier iolanta TCE schubert statz quintette vcls brahms clar talich hoffman lethiec mar. 08 mars ? garnier damrau deutsch ? TCE schubt 3 EOP mer. 09 mars bastille meistersinger garnier iolanta orlouvre Charpentier smne snte daucé Leçon vddi miserere stabat, litanies jeu. 10 mars **** MR debussy prntmps chausson fête poulenc animx ccto org / ONF gabel (latry) bastille trovatore ven. 11 mars **** MR Lalo Jacquerie CNSM gary hoffman jsq 17h30 CNSM manchester PMDavies turnage boulez garnier iolanta gaveau piano : ciurlionis schumann 9 proko la ; MUZA RUBACKYTE massy italienne CHER § 19h15 louvre marchenerz + trio krtg § louvre trios mzt schum ktg widmann par widmann et tabea sam. 12 mars 18h MR Castillon QuatPia, St-S SQ2, Fauré piano / girod, mmbres ONF 20h ? MR Collard msq frçse ? CNSM jolas iliade ¤15h cortot devienne mzt dantin, quatuors avec basson § NDLiban ut 5 beeth 5 galanta § villeneuve-st-g siegfried I/copland clar/5 épisodes heroic ma mre l'oye ONDIF dim. 13 mars ! 16h MR latry org 15€ 16h st martin massenet bazan 17h st-cloud siegfried I/copland clar/5 épisodes heroic ma mre l'oye ONDIF 18h MR mélodies gubisch altinoglu PP 14h30 montgeroult sonate vln pia § 17h Riv' :ground et follias byrd à bach cornet bouquin ou flûtes + trocellier lun. 14 mars (Semaine 11) garnier iolanta mar. 15 mars **** )) bastille trovatore bilyy sartori he ? CNSM jolas iliade AV ****2 PP requ mzt minko gaveau siegfried I/copland clar/5 épisodes heroic ma mre l'oye ONDIF § 20h MR matrise gtuit byrd messe, chnsns janequin desprez, serminsky mer. 16 mars (( châtelet sondheim passion 19h CNSM org amphi AL tchaï mouss rach chosta-juives mélodies § TCE haydn paroles croix herreweghe jeu. 17 mars 12h30 pp mcGown myrthen/clown/passagères/HahnStevenson ? CNSM jolas iliade garnier iolanta singer-polignac hanson SQ beeth 7 mzt quint clar TCE mahler 5 jansons radio bavaroise coriolon beeth § gaveau king's singers Ireland, Tallis, Byrd, Gibbons, Elgar, Britten, The Beatles ven. 18 mars **** châtelet sondheim passion 19h30 arod SQ 20h st-bastille résidnce msq chb § MR ascension, images deb / franck OPRF § TCE lully charpentier leclair rameau otter naouri haïm sam. 19 mars (( bastille R&J proko 15h CiMu the artist ONIDF garnier iolanta MR proko 5 glière ccto cor RK pâque russe / N.Järvi ONF ¤ OR don gio Jean Teitgen, Birgitte Christensen, Anna Grevelius, Laura Nicorescu, Matthew Durkan, Patrick Bolleire Frédéric Roels, mise en scène Chœur Accentus Orchestre de l‘Opéra de Rouen Haute Normandie, Léo Hussain, direction § 17h abbesses beyer hantaï bach dim. 20 mars **** 17h CiMu Artist 14h&17h CiMu the artist ONIDF 16h30 mahler 3 LAP dudamel 17h bagneux siegfried I/copland clar/5 épisodes heroic ma mre l'oye ONDIF ¤ OR don gio lun. 21 mars (Semaine 12) AV ****3 bastille meistersinger garnier iolanta TCE bostridge rousset amadis pygmalion purcell haendel § orlouvre matthäus 1/partie NIEUWE PHILHARMONIE UTRECHT mar. 22 mars amphi AL petite messe rossini AV **** CiMu mzt 25 strauss htbs bizet ut fauré pavane leleux COE pappano (2 plces) bastille R&J proko CNSDM lauréats SG mus chb TCE vivaldi khoury takemitsu mendelssohn hope nemtanu EOP mer. 23 mars bastille R&J proko garnier iolanta gaveau cctos à 2 et 3 clvecins : martin alard rondeau, françoises, PCA ! massy st jean aedes PP rachma cloches cprice bohémien ccto 4 rozh OP jeu. 24 mars )) châtelet sondheim passion ****2 PP rachma cloches cprice bohémien ccto 4 rozh OP 13h st-bastille schubt quat 15 amphi AL petite messe rossini § CNSM atelier lyrique ven. 25 mars AV ****2 PP gardiner matthäus bastille meistersinger MR purcell mary haydn nelson martland eternity / jeannin OPRF & ChRF § CNSM atelier lyrique § OR bach matthäus pichon prégardien Sabine Devieilhe, Julian Prégardien, Stéphane Degout , Damien Guillon, Maïlys de Villoutreys, Terry Wey, Samuel Boden , Thomas Hobbs , Christian Immler § TCE jaroussky legrenzi steffani strozzi sartorio cavalli monteverdi sam. 26 mars 16h orsay delage/pillois/persanes st-s/caplet/pierné/stra brahim-djelloul, mus garde rép bastille R&J proko garnier iolanta OR bach matthäus pichon prégardien soubise akilone SQ schubt12/ravel/dvoCyprès/boutry dim. 27 mars 20h OR bach messe christie watson negri mead mechelen morsch garnier fleming jordan piano lun. 28 mars (Semaine 13) ****2 )) bastille meistersinger garnier iolanta mar. 29 mars bastille R&J proko cortot piæ cantiones en finnois suédois et latins 1582 mer. 30 mars garnier iolanta jeu. 31 mars (( colline t.williams ménagerie de verre jeanneteau (( ville pirandello personnages auteur ****2 PP sibelius 4, nielsen clar, tchaï vln, OP järvi, bell bastille R&J proko CNSM notre falstaff § singer-polignac cc chb § TCE mzt 31, silla, air, britten illuminations, bartok mandarin petibon ONF gimeno ven. 01 avr. )) garnier iolanta stieghorst bastille R&J proko CNSM notre falstaff MR mahler 1 beeth trple ccto / Chung OPRF TCE bruckner 8 nézet rotterdam sam. 02 avr. 11h MR milhaud création menotti maze sosnina sable / OPRF 20€ 15h cortot schumann trio 2 brahms quintette dim. 03 avr. )) œuvre woolf 10h45 cirq tchaï 6 colonne petitgirard bastille R&J proko lun. 04 avr. (Semaine 14) mar. 05 avr. ! résas TCE (( BdN mies julie angl CNSM dir chant (arrngmts op) mer. 06 avr. ****2 TCE lully persée AV **** CiMu airs sérieux et à boire café de la danse farfadet adam jeu. 07 avr. ven. 08 avr. 19h CNSM accmpgnmt vocal le bozec bastille R&J proko billettes livre aliénor//hersant//DeCælis,Brisset SQY claudel annce mrie, beaunesne § PP mazzola b-a millhaud/sacre/rosamunde ONDIF sam. 09 avr. (( bastille rigoletto kelsey )) ville pirandello personnages auteur 17h abbesses schwaiger heine dichterliebe clara liszt, 3 schwanengesang, brahms AV ****2 TCE werther florez didonato rivenq ONF lacombe SQY claudel annce mrie, beaunesne dim. 10 avr. bastille R&J proko hanson SQ harpes camac : mendel, debussy lun. 11 avr. (Semaine 15) bastille rigoletto kelsey BdN i.cooper schumann liszt wagner mar. 12 avr. bastille R&J proko § orlouvre luminis// pachelbel,buxtehude,bach mer. 13 avr. 19h CNSM jeff cohen bastille R&J proko invalides cathdrl création haydn en fr palais-royal sarcos jeu. 14 avr. (( ville madame ong 19h CNSM jeff cohen bastille rigoletto kelsey gaveau poul hirt&lieder//arpeggione/trioOp.99 invalides korngold bloch cctos vcl gaillard lamoureux judd § massy renarde § perreux mazzola b-a millhaud/sacre/rosamunde ONDIF § vx cservtre création haydn en fr palais-royal sarcos ven. 15 avr. **** MR prodigue, srtilèges / Franck, OPRF AV **** dvo 8 grieg ccto tonhalle bringuier thibaudet bastille R&J proko massy renarde puteaux mazzola b-a millhaud/sacre/rosamunde ONDIF TCE rachma symph 2 ccto 1 ashkenasy phia bezezovsky vx cservtre création haydn en fr palais-royal sarcos § louvre mandoline bach 1004 et japs § OR Lully Persée Niquet Hélène Guilmette, Chantal Santon Jeffery, Katherine Watson, Mathias Vidal, Zachary Wilder Jean Teitgen, Élodie Hache, Marie Kalinine, Thomas Dolié, Cyrille Dubois, Tassis Christoyannis Choeur et Orchestre du Concert Spirituel, sam. 16 avr. )) bastille R&J proko )) BdN mies julie angl garnier ballet damase sauguet paulli herblay athalia haendel dim. 17 avr. )) madame ong **** 11h PPR ouv fidelio et symph 7 pour nonette à vent ! 16h herblay athalia haendel bastille rigoletto kelsey garnier ballet damase sauguet paulli lun. 18 avr. (Semaine 16) ****2 garnier ballet damase sauguet paulli debussy schubert quint haydn 20-2 ébène, capuçon mar. 19 avr. *** PP gurre OO 19h gtuit bondy amy beach Peter Pan mer. 20 avr. (( bastille rigoletto lungu ¤ TCE bruck 6 brahms tgq enlightmt rattle jeu. 21 avr. ****2 PP philhar sibelius 5 ccto faune kavakos franck invalides marches funèbres auber adam halévy fauré nuits été deshayes, wellington beeth OR lucio silla skerath fagioli insula equilbey Franco Fagioli, Olga Pudova, Paolo Fanale Chiara Skerath, Hila Fahima Jeune Chœur de Paris, Insula Orchestra, Laurence Equilbey, direction orlouvre lassus herreweghe : larmes st-pierre//madrigx sprtuels § TCE berg frühe mahler 4 mzt divtmto schäfer ONF gatti ven. 22 avr. sam. 23 avr. 11h MR schumann symph 3 norrington OPRF AV **** MR schumann 3 haydn 49 mzt ccto 27 / norrington OPRF (laloum) bastille rigoletto kelsey CiMu lucio silla dim. 24 avr. 12h garnier schumann-reimann chb robert Schumann fantasiestücke, pour violoncelle et piano Aribert reimann aria pour violoncelle et piano Aribert reimann adagio zum Gedenken an robert Schumann, pour quatuor à cordes robert Schumann Quintette pour piano et cordes, op. 44 _ lun. 25 avr. (Semaine 17) mar. 26 avr. bastille rigoletto kelsey NDP caplet charpentier lully bach lallouette ; achille, castagnet mer. 27 avr. jeu. 28 avr. )) colline t.williams ménagerie de vere jeanneteau bastille rigoletto lungu ven. 29 avr. § MR tchaï 4//ginastera malambo//chopin 1// lehninger, OPRF sam. 30 avr. AV **** MR mendel 1//haydn 82//mzt ccto 22//norrington OPRF (cassard) dim. 01 mai lun. 02 mai (Semaine 18) 3**** bastille rigoletto kelsey



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19 février

CD, coffret événement, annonce. THE DECCA SOUND (50 cd Decca)

CD, coffret événement, annonce. THE DECCA SOUND (50 cd Decca)... L’heure est au bilan rétrospectif et Decca réédite en un coffret de 50 cd, autant de joyaux et perles discographiques, illustrant des décades de perfection discographiques, soit les meilleures réalisations musicales sur 50 ans de politique d’enregistrement, bénéficiant de la meilleure prise de son de l’époque (avec Philips s’entend). Outre la qualité de chaque interprétation sélectionnée, l’éditeur met en avant la qualité éditoriale du coffret (chaque album a sa couverture d’origine, un livret explicatif -sa couverture en papier glacée-, de 200 pages présente l’intérêt de la collection comprenant surtout deux chapitres dédiés au “son Decca” et à “50 ans d’excellence Decca”…). L’orchestre en vedette ici demeure le LSO (London Symphony Orchestra), le Wiener Philharmoniker (dont l’intégrale du Ring de Wagner initié dès 1958 – la première intégrale enregistrée en stéréo par Solti, ici en extraits, finalement achevée en 1965 avec La Walkyrie) ; mais aussi les grands Américains (San Francisco, Cleveland, Detroit, Los Angeles…). Parmi les must à écouter, que tout mélomane qui se respecte se doit de connaître : Parmi les plus anciennes bandes ici présentées (à juste titre) chacun pourra tirer bénéfice de l’écoute assidue de la baguette du chef Ataulfo Argenta, sensibilité latine pionnière annonçant dès 1956-1957, la fièvre communicative d’un Dudamel aujourd’hui… ; The Planets / Les Planètes de Holst par Karajan et le Wiener Philharmoniker, septembre 1961 ; War Requiem de et par Britten (Londres, 1963 comptant Vishnevskaya, Pears, Fischer-Dieskau), Istvan Kertesz (Symphonies de Dvorak, Bartok et Ravel en 1961-1963 et 1965-1968 avec le pianiste Julius Katchen) ; l’imagination théâtrale de Peter Maag dans Le songe d’une nuit d’été de Mendelssohn (Londres, 1957) ; le Borodin de martinon en 1958 ; Daphnis et Chloé de Ravel par Pierre Monteux et le London SYmphony orchestra en avril 1959 ; … Côtés voix légendaires dans des prises lives ou chaleureuses : distinguons, La Fanciulla del West de Puccini avec en 1958, Mario del Monaco et Renata Tebaldi ; le concert romain des 3 ténors (1990 : Pavarotti, Domingo, Carreras : coup médiatique, coût artistique…) ; le récital new yorkais de Pavarotti, Horne, Sutherland de 1981 ; le programme de mélodies italiennes par Beethoven, Schubert et Haydn (cantate Arianna) par la jeune Bartoli en 1992 … Côtés “grands chefs” et directions inspirées / habitées, vous vous délecterez bien d’Une Symphonie alpestre de R. Strauss par Herbert Blomstedt (San Francisco Symphony, 1989), Riccardo Chailly (avec Jean-Yves Thibaudet au piano) dans la spectaculaire – vrai défi spatial-, Turangalîla-symphonie (Amsterdam, 1992), Christoph von Dohnanyi (Erwartung de Schoenberg avec Anja Silja (1979), Antal Dorati (L’Oiseau de feu, Le Sacre du printemps, 1981-1982 avec le Detroit Symphony Orchestra) ; évidemment Sir Georg Solti ne saurait être omis de l’âge d’or du son Decca (récital lyrique avec Renée Fleming : Mozart, Dvorak, Verdi et surtout la scène finale de Daphné de Richard Strauss avec le LSO en 1996, claire référence aux prises de son hédonistes d’un Karajan mais en peut-être moins clair et transparent…), Symphonies n°5 et 9 de Chostakovitch par Bernard Haitink (1980-1981)… comme Zubin Mehta (Symphonie n°2 de Charles Ives, Los Angeles Philharmonic Orchestra, mai 1975) Parmi les pianistes, retrouvons avec plaisir Nelson Freire (l’incontournable, Alicia de Larrocha (Falla : Nuits dans les jardins d’Espagne sous la direction de Rafael Frübeck de Burgos, 1983), Radu Lupu (Sonates de Beethoven dont Clair de lune, Pathétique, Waldstein, 1972), Clifford Curzon (Concertos pour piano n°20 et 27 de Mozart sous la direction de Britten en 1970!) ; Mention spéciale pour Vladimir Ashkenazy, le pianiste (Concertos 3 et 2 de Rachmaninov en 1963 sous la direction de Fistoulari) et presque 20 ans plus tard (1982-1984), le chef 1ère de Sibelius et Tableaux d’une exposition de Moussorsgki ; même le baroque n’est pas oublié grâce au Didon et Enée de Purcell par Christopher Hogwood et ses équipes (dont complice familière du chef, Emma Kirkby, 1992) ; ce qui rend quand même accessoire le son dépassé de Karl Münchinger et ses troupes de Stuttgart, dans le Magnificat de JS Bach (1968). Critique complète du coffret THE DECCA SOUND à venir dans le mag cd dvd livres de classiquenews.com CD, coffret événement, annonce. THE DECCA SOUND, édition limitée (50 cd Decca). CLIC de CLASSIQUENEWS de février et mars 2016.

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8 janvier

CD, coffret. Alfred Brendel, The complete Philips recordings (114 cd Decca)

CD, coffret. Compte rendu critique: ALFRED BRENDEL, the complete Philips recordings (478 8827 edition limitée). Actualité hautement pianistique en ce mois de janvier 2016. Après un somptueux coffret Radu Lupu, et à quelques jours de la parution très attendue du dernier album (Water) de la pianiste Hélène Grimaud (chez Deutsche Grammophon), Decca édite un exceptionnel coffret regroupant tous les enregistrements Philips du pianiste Alfred Brendel, ce pour ces 85 ans en 2016. The complete Philips recordings totalise ainsi 114 cd, réorganisant l’intégrale des enregistrements réalisés de la fin des années 1960 au cycle des adieux, ceux de sa dernière tournée en décembre 2008. En plus d’un ouche feutré sobre et sensible, Brendel est un rare pianiste sachant mesurer la subtilité et l’humour. Un facétieux, à la fois intellectuel et aussi, pour ceux qui l’ont connu personnellement doué pour l’autodérision. Le legs de Bredenl est ici organisé en 4 parties : 1- Mozart, Bach et surtout Haydn, avec en bonus le cycle complet des Concertos pour piano et orchestre de Mozart réalisé avec Neville Marriner 2- Beethoven : d’abord les 3 intégrales des Concertos pour piano et orchestre (réalisées avec Rattle, Levine et Haitink) ; mais aussi les 2 cycles des Sonates pour piano (1970-1977 et 1992-1996). 3- Les Romantiques : les 2 cycles regroupant les oeuvres tardives pour piano de Schubert ; les Concertos pour piano et Totentanz de Liszt ; Tableaux d’une exposition de Moussorgski ; oeuvres de Berg, Busoni, Schoenberg. 4- enfin, le dernier volet comprend la musique de chambre, les lieder et les prises live : lieder de Schumann et Schubert avec l’immense baryton légendaire Dietrich Fischer Dieskau, Matthais Goerne ; les Sonates pour violoncelle et piano de Beethoven avec son fils violoncelliste Adrian. Enfin l’intégralité de son dernier récital, celui des adieux, donné à Vienne le 18 décembre 2018. Outre le soin apporté à cette intégrale discographique de premier plan, saluons le superbe livre, véritable mine et écrin de clichés photographiques représentant l’interprète en situation, concerts et hors concert délivrant la photogénie du passeur, à la fois poète, artiste habité par l’idéal artistique et une pensée toujours à l’affût (diversité des clichés provenant de fonds déjà connus mais aussi des archives personnelles de la famille Brendel). L’homme au parapluie semble bien conserver intacte l’intensité d’une sensibilité qui s’est toujours préservée des contingences extérieures : un artiste qui nous a régalé par cette capacité à s’immerger dans chaque oeuvre qu’il a jouée, surtout Haydn, Mozart, Beethoven, Schubert. Coffret exceptionnel, incontournable. Donc CLIC de classiquenews de janvier 2016. CD, coffret. ALFRED BRENDEL, the complete Philips recordings (478 8827 edition limitée) 114 cd + 1 Beaux-livre (richement illustré de photographies 114 cd Decca). tracklisting : BACH · HAYDN · MOZART CD1: Bach, J.S.: Italian Concerto; Chromatic Fantasia & Fugue CD2: Haydn: Piano Sonatas Nos. 20 & 49 CD3: Haydn: Piano Sonatas Nos. 32, 34 & 42; Fantasia in C CD4: Haydn: Piano Sonatas Nos. 48, 50 & 51 CD5: Haydn: Piano Sonatas Nos. 37, 40 & 52; Andante con variazioni CD6: Mozart: Piano Sonatas Nos. 8, 13 & 14 CD7: Mozart: Piano Sonata No.11; Adagio in B Minor; Duport Variations K.573 CD8: Mozart: Piano Sonatas Nos. 3, 4 & 18 CD9: Mozart: Piano Sonatas Nos. 8, 9 & 15 CD10: Mozart: Piano Sonatas Nos. 10, 11 & 17 CD11: Mozart: Piano Sonatas Nos. 12, 13 & 14 CD12: Mozart: Piano Sonatas Nos. 4 & 15 CD13: Mozart: Piano Concertos Nos. 5, 6 & 10 CD14: Mozart: Piano Concertos Nos. 7, 8 & 11 CD15: Mozart: Piano Concertos Nos. 9 & 12; Rondo, K.386 CD16: Mozart: Piano Concertos Nos. 13 & 17; Concert Rondo, K.382 CD17: Mozart: Piano Concertos Nos. 14, 15 & 16 CD18: Mozart: Piano Concertos Nos. 18 & 19 CD19: Mozart: Piano Concertos Nos. 20 & 21 CD20: Mozart: Piano Concertos Nos. 22 & 23 CD21: Mozart: Piano Concertos Nos. 24 & 25 CD22: Mozart: Piano Concertos Nos. 26 & 27 Academy of St. Martin in the Fields, Sir Neville Marriner CD23: Mozart: Piano Concertos Nos.20 & 24 CD24: Mozart: Piano Concertos Nos. 22 & 27 CD25: Mozart: Piano Concertos Nos. 9 & 25 CD26: Mozart: Piano Concertos Nos. 12 & 17 Scottish Chamber Orchestra, Sir Charles Mackerras CD27: Mozart: Piano Quartet in E flat Major & Piano Concerto No.12 (arr. for piano & string quartet) with Alban Berg Quartet CD28: Mozart: Ch’io mi scordi di te - Jessye Norman, Sylvia McNair, Academy of St. Martin-in-the-Fields under Sir Neville Marriner BEETHOVEN CD29: Beethoven: Piano Sonatas Nos.1, 2 & 3 [Analogue cycle] CD30: Beethoven: Piano Sonatas Nos.4, 15 & 20 CD31: Beethoven: Piano Sonatas Nos. 5, 6 & 7 CD32: Beethoven: Piano Sonatas Nos. 8, 9, 10 & 11 CD33: Beethoven: Piano Sonatas Nos. 12, 13, 14 & 19 CD34: Beethoven: Piano Sonatas Nos. 16, 17 & 18 CD35: Beethoven: Piano Spnatas Nos. 21, 22 & 23 CD36: Beethoven: Piano Sonatas Nos. 25, 24, 27 & 23 CD37: Beethoven: Piano Sonatas Nos. 29 & 26 CD38: Beethoven: Piano Sonatas Nos. 30, 31 & 32 CD39: Beethoven: Pano Sonatas Nos. 1, 2 & 4 [digital cycle] CD40: Beethoven: Piano Sonatas Nos.3, 5, 6 & 8 CD41: Beethoven: Piano Sonatas Nos. 7, 9, 10 & 11 CD42: Beethoven: Piano Sonatas Nos. 12, 13, 14 & 15 CD43: Beethoven: Piano Sonatas Nos. 16, 17, 18 & 19 CD44: Beethoven: Piano Sonatas Nos. 20, 21, 22 & 23 CD45: Beethoven: Piano Sonatas Nos. 24, 25, 26, 27 & 28 CD46: Beethoven: Piano Sonatas Nos. 29 & 30 CD47: Beethoven: Piano Sonatas Nos. 31 & 32 CD48: Beethoven: Eroica Variations; Bagatelles Op.126, 6 Ecossaises WoO 83, 6 Piano Variations in F Op.34, etc. CD49: Beethoven: Bagatelles Op.33, 119 & 126 CD50: Beethoven: Diabelli Variations (1988) CD51: Beethoven: Piano Concertos Nos. 1 & 2 CD52: Beethoven: Piano Concertos Nos. 3 & 4 CD53: Beethoven: Piano Concerto No.5 – Emperor”; Fantasia, Op.80 - London Philharmonic Orchestra, Bernard Haitink CD54: Beethoven: Piano Concertos Nos. 1 & 4 CD55: Beethoven: Piano Concertos Nos. 2 & 3 CD56: Beethoven: Piano Concerto No.5 – “Emperor” Wiener Philharmoniker, Sir Simon Rattle SCHUBERT · SCHUMANN · LISZT · BRAHMS CD57: Schubert: Piano Sonatas Nos. 4, 9 & 13 (analogue) CD58: Schubert: Piano Sonatas Nos. 14 & 16; Piano Sonata in C, D.840 (analogue) CD59: Schubert: Piano Sonatas Nos. 17 & 18 (analogue) CD60: Schubert: Piano Sonatas Nos. 19 & 20 (analogue) CD61: Schubert: Piano Sonata No.21; 3 Klavierstüke, D.946 (analogue) CD62: Schubert: 4 Impromptus, D.899; 4 Impromptus, D.935 (analogue) CD63: Schubert: Wanderer Fantasy; 6 Moments Musicaux, D.780 (analogue) CD64: Schubert: Piano Sonatas Nos. 17 & 14 (digital) CD65: Schubert: Piano Sonata No.20 in A Major, D.959 (digital) CD66: Schubert: Piano Sonata No.19; 6 Moments Musicaux (digital) CD67: Schubert: Piano Sonata No.16; Klavierstücke, D.946 (digital) CD68: Schubert: Four Impromptus, D.90; Four Impromptus, D.935 (digital) CD69: Schubert: Piano Sonata No.18; Piano Sonata in C, D.840 (digital) CD70: Schubert: Piano Sonata No.21; Wanderer Fantasy (digital) CD71: Weber: Konzertstück in F Minor; Piano Sonata No.2 CD72: Schumann: Piano Concerto; Fantasie London Symphony Orchestra, Claudio Abbado CD73: Schumann: Piano Concerto, Fantasie Philharmonia Orchestra, Kurt Sanderling CD74: Schumann: Kreisleriana; Kinderszenen CD75: Schumann: Symphonic Studies; Mussorgsky: Pictures at an Exhibition.. CD76: Liszt: Piano Concertos Nos. 1 & 2 + Totentanz, etc. CD77-78: Liszt: Sonata; Années:Italie CD79: Liszt: Années de pélerinage – Suisse CD80: Liszt: Années de pèlerinage CD81: Liszt: Harmonies poétiques et religieuses CD82: Brahms: Piano Concerto No.1 in D Minor Royal Concertgebouw Orchestra, Hans Schmidt-Isserstedt CD83: Brahms: Piano Concerto No.1 in D Minor, Theme and Variations in D minor from String Sextet, Op. 18 Berliner Philharmoniker, Claudio Abbado CD84: Brahms: Piano Concerto No.2 in B Flat Major Royal Concertgebouw Orchestra, Bernard Haitink CD85: Brahms: Piano Concerto No.2 in B Flat Major Berliner Philharmoniker, Claudio Abbado CD86: Schoenberg: Piano Concerto; Busoni: Toccata; Berg: Piano Sonata, Op.1; Schoenberg: Piano Concerto* - Symphonieorchester des Bayerischen Rundfunks, Rafael Kubelik - *SWF Sinfonie Orchester Baden-Baden, Michael Gielen CHAMBER MUSIC & LIVE RECORDINGS CD87: Mozart Quintet in E-flat major K452 & Beethoven Quintet in E-flat major, Op.16 with Heinz Holliger, Eduard Brunner, Hermann Baumann, Klaus Thunemann CD88-89: Beethoven: Complete Works for Piano & Cello | with Adrian Brendel (violoncelle) CD90: Schubert: Trout Quintet | with Cleveland Quartet CD91: Schubert: Trout quintet & Mozart: Piano Quartet In G Minor – Thomas Zehetmair, Tabea Zimmermann, Richard Duven, Peter Riegelbauer CD92: Schumann: Works for Oboe and Piano | with Heinz Holliger CD93: Schubert: Lieder | with Dietrich Fischer-Dieskau CD94: Schubert: Schwanengesang | with Dietrich Fischer-Dieskau CD95: Beethoven: An die ferne Geliebte & Schubert: Schwanengesang | with Matthias Goerne CD96 Schubert: Winterreise | with Dietrich Fischer-Dieskau CD97 Schubert: Winterreise | with Matthias Goerne CD98: Schumann: Dichterliebe (Waechter) | with Eberhard Wachter CD99: Schumann: Dichterliebe & Liederkreis | With Dietrich Fischer-Dieskau CD100: Beethoven: Diabelli Variations (1976 Live) CD101: Beethoven: Diabelli Variations (2001 Live) CD102: Beethoven: Piano Sonatas opp.106 & 78 CD103: Bach, Haydn & Beethoven Recital CD104-105: Schubert: Piano Sonata No. 18; Piano Sonata no. 9; Piano Sonata No. 20; Piano Sonata No. 21 (Live) CD106: Live in Salzburg: Haydn: Variations in F Minor; Piano Sonata in C H.XVI no. 50, Schubert: Piano Sonata No. 14 in A Minor; Piano Sonata in C, D.840, Wagner/Liszt: Isoldes Liebstod (piano transcription) CD107: Chopin Andante Spianato and Grand Polonaise in E flat op.22/ Mendelssohn: Variations sérieuses op.54 / Busoni: Seven Elegies / Beethoven: Piano Sonata No.28 op.101 [BBC] CD108-110: Beethoven Piano Concertos Nos. 1-5 Chicago Symphony Orchestra, James Levine CD111: Birthday Tribute Disc 1: Brahms: Piano Concerto no. 1,Symphonieorchester des Bayerischen Rundfunks, Colin Davis CD112: Birthday Tribute Disc 2: Mozart: Piano Concerto No. 25 K.503*;Beethoven: Piano Sonata No. 31; Schubert: Impromptu No. 1 in F Minor (from 4 Impromputs Op. 142) *SWR Sinfonieorchester Baden-Baden und Freiburg, Hans Zender CD113-114: Farewell Concerts: Mozart: Piano Concerto no. 9*; Haydn: Variations in F Minor; Mozart: Piano Sonata no. 15; Beethoven: Piano Sonata no. 13; Schubert: Piano Sonata no. 21; Beethoven: 4. Andante (from 7 Bagatelles op. 33); Schubert: No. 3 in G Flat Major (from 4 Impromptus op. 90); Bach: Nun komm, der Heiden Heiland BWV 659 *Wiener Philharmoniker, Sir Charles Mackerras

Radu Lupu

Radu Lupu (30 novembre 1945) est un pianiste-concertiste roumain. Il a gagné certaines récompenses du piano classique parmi les plus prestigieuses, notamment les premiers prix de la compétition internationale de piano Van Cliburn et de la compétition internationale de piano de Leeds. Les concerts et les enregistrements de Lupu, quoique peu fréquents et composés d'un répertoire limité, ont été systématiquement acclamés par la critique et le public. Il est particulièrement célèbre pour ses interprétations lyriques et pleines de sentiments profonds des grands compositeurs allemands et autrichiens du XVIIIe et du XIXe siècle (Schubert, Brahms, Beethoven et Mozart). Il est également célèbre pour des interprétations d'œuvres des compositeurs Leos Janácek et Béla Bartók.



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